Skip to content

Les réserves de gaz britanniques plongent à des niveaux critiques en plein hiver

Face à un froid exceptionnel et à la fin des livraisons russes, les réserves de gaz du Royaume-Uni sont à moitié pleines, suscitant des inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique hivernal.

LinkedIn X Email
Les réserves de gaz britanniques plongent à des niveaux critiques en plein hiver

Secteurs Gaz, Gaz naturel
Thèmes Politique & Géopolitique, Sécurité énergétique
Sociétés Centrica
Pays France, Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis

Les réserves de gaz du Royaume-Uni ont atteint un point critique. Selon Centrica, maison mère de British Gas, elles sont à moitié pleines, soit 26 % de moins qu’à la même période en 2024. Ces niveaux bas s’expliquent par des conditions climatiques particulièrement froides et la fin des livraisons russes via l’Ukraine au 31 décembre 2024.

Les températures hivernales précoces ont fragilisé les réserves dès décembre. À cela s’ajoutent des prix élevés qui ont complexifié le réapprovisionnement durant les fêtes de fin d’année, précise Centrica. Ainsi, le Royaume-Uni disposerait de moins d’une semaine de réserves de gaz en cas de pic de consommation.

Une capacité de stockage limitée

Le Royaume-Uni souffre d’une capacité de stockage de gaz inférieure à celle de plusieurs pays européens comme la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas. Ces derniers possèdent des infrastructures permettant une plus grande flexibilité face aux variations de la demande. Actuellement, les réserves européennes atteignent en moyenne 68 %, contre 83 % à la même période l’année précédente, selon l’Aggregated Gas Storage Inventory (AGSI).

La dépendance du Royaume-Uni au gaz naturel liquéfié (GNL) complique encore la situation. Principalement importé des États-Unis, le GNL est très convoité sur le marché international, en particulier par des pays asiatiques et européens, ce qui accroît la concurrence.

Une situation sous contrôle, selon le gouvernement

Malgré ces données préoccupantes, le gouvernement britannique reste optimiste. Downing Street affirme que le pays dispose d’un système énergétique diversifié et résilient, suffisant pour répondre à la demande hivernale.

Par ailleurs, les prix du gaz européen, qui avaient franchi le seuil des 50 euros par mégawattheure fin janvier, sont depuis redescendus à environ 44 euros. Ce reflux offre un léger répit, bien que la situation reste tendue en raison des déséquilibres de marché et des incertitudes géopolitiques.

Alors que l’hiver se poursuit, la situation énergétique du Royaume-Uni met en lumière l’importance d’une stratégie de stockage et d’approvisionnement adaptée pour faire face aux défis climatiques et géopolitiques.

À lire aussi

Deux transporteurs de GPL franchissent le détroit d'Ormuz en direction de l'Inde

Le BW TYR et le BW ELM, chargés d'environ 94 000 tonnes de GPL, ont traversé le détroit d'Ormuz quasi-bloqué par l'Iran depuis le 28 février, annonce New Delhi.

Deux transporteurs de GPL franchissent le détroit d'Ormuz en direction de l'Inde

CNOOC Limited bat ses records de production et de réserves en 2025

CNOOC Limited a publié ses résultats annuels 2025, affichant une production nette de 2,13 millions de bep par jour et des réserves prouvées de 7,77 milliards de bep, deux nouveaux

CNOOC Limited bat ses records de production et de réserves en 2025

PetroChina maintient des résultats historiques en 2025 malgré la chute du brut

PetroChina a dégagé un bénéfice net de 157,32 milliards de yuans en 2025, malgré une baisse de 14,6 % des prix du Brent, et clôture son 14e plan quinquennal avec des flux de trésor

PetroChina maintient des résultats historiques en 2025 malgré la chute du brut