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Les marges du diesel atteignent un sommet annuel sous l’effet des tensions géopolitiques

Les sanctions européennes contre la Russie et les arrêts de raffineries au Moyen-Orient ont fortement réduit l’offre mondiale de diesel, faisant grimper les marges de raffinage sur les principaux marchés.

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Les marges du diesel atteignent un sommet annuel sous l’effet des tensions géopolitiques

Secteurs Pétrole, Carburants
Thèmes Marchés & Finance, Prix

Les marges de raffinage du diesel ont atteint leurs plus hauts niveaux de l’année depuis fin octobre, reflétant une contraction significative de l’offre mondiale en raison d’interruptions d’exploitation en Russie et au Moyen-Orient. Cette tension a provoqué une hausse des prix sur les principaux marchés du bassin atlantique, notamment à Amsterdam-Rotterdam-Anvers (ARA), au port de New York et sur la côte américaine du Golfe.

Pression croissante sur l’offre de diesel

Les « crack spreads », indicateurs de la rentabilité du raffinage du pétrole brut en produits finis, ont fortement augmenté dans ces régions, dépassant 1 $ par gallon pour la première fois en plus d’un an entre mi-octobre et mi-novembre. Ces écarts reflètent directement l’écart entre le prix du baril brut, ici le Dated Brent, et celui du produit raffiné, en l’occurrence le diesel.

Les dernières sanctions de l’Union européenne contre la Russie, appliquées en octobre, visent à restreindre les activités des groupes pétroliers russes Rosneft, Lukoil et Gazprom Neft. Ces mesures viennent renforcer l’embargo mis en place dès 2022 sur le pétrole brut et les produits raffinés russes, suite à l’invasion de l’Ukraine. Elles ciblent désormais également les raffineries de pays tiers, comme celles de Türkiye et d’Inde, qui reconditionnaient du pétrole russe à prix réduit à destination du marché européen.

Raffineries hors ligne et marchés sous tension

En parallèle, les exportations russes de diesel ont été réduites par les frappes ukrainiennes contre les installations pétrolières russes. Cette situation pénalise les pays encore importateurs de carburants russes, contraints de se tourner vers des sources alternatives à des prix plus élevés.

En dehors de la Russie, la raffinerie d’Al Zour au Koweït, entrée en service en 2023, est à l’arrêt depuis fin octobre. Cette installation représentait une source importante de diesel pour l’Europe après la mise en œuvre des sanctions de l’an dernier. D’autres raffineries au Moyen-Orient ont également ralenti leurs activités pour maintenance, contribuant à la réduction de l’offre disponible.

Exportations américaines en hausse

Face à une demande mondiale soutenue, les raffineries restées opérationnelles, notamment sur la côte du Golfe des États-Unis, ont augmenté leur production. Ces installations assurent la majorité des exportations américaines de produits pétroliers. Les volumes d’essence expédiés depuis les États-Unis ont atteint leur plus haut niveau de l’année, tandis que les exportations de distillats, incluant le diesel, sont restées élevées en novembre par rapport à la moyenne quinquennale de 2020 à 2024.

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