Le Captage du Carbone multiplié par 10 d’ici 2030

Des investissements importants sont nécessaires pour atteindre les objectifs de captage de carbone du milieu du siècle.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

Au rythme de la transition énergétique, les projets mondiaux de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS) s’accélèrent. Ils sont en passe d’extraire plus de 550 millions de tonnes de CO2 de l’atmosphère chaque année d’ici 2030. Toutefois, d’autres investissements seront nécessaires pour atteindre les objectifs de 2050.

Les projets de captage du carbone se multiplient

Les annonces de projets se sont multipliées en 2021. Le pipeline actuel compte plus de 200 projets. C’est trois fois plus que le nombre de projets en cours dans le monde. Cet effet boule de neige ne peut que s’amplifier dans les années à venir. De fait, les pays et les entreprises s’empressent d’atteindre les objectifs « zéro » en 2030 en réduisant et en compensant leur empreinte carbone. Selon les prévisions concernant les développements actuels, le coût des projets CCUS devrait se situer entre 75 et 100 dollars par tonne de CO2 capturé d’ici 2030.

La valeur totale du marché du secteur pourrait atteindre 55 milliards de dollars par an d’ici 2030. Toutefois, cette large augmentation pourrait ne pas être nécessaire. Effectivement, elle ne répondrait pas au scénario climatique de 1,6 °C de Rystad Energy ou au scénario net zéro de l’International Energy Agency (IEA). Ces deux scénarios exigent une capture de près de 8 Gt de CO2 d’ici à 2050. C’est bien supérieur aux 50 millions de tonnes par an prévues d’ici à 2030.

Si le monde veut atteindre ces objectifs, un déploiement agressif de la technologie CCUS sera nécessaire à partir de 2030. Yvonne Lam, responsable de la recherche CCUS chez Rystad Energy, s’exprime à ce sujet :

« Avec le rebond des émissions mondiales de CO2, qui ont atteint de nouveaux records après la crise de Covid-19, la demande de projets CCUS s’accélère. Amplifiés par les inquiétudes généralisées en matière de sécurité énergétique dans le contexte de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les appels à une décarbonisation plus rapide de l’industrie énergétique, en particulier en Europe, se font de plus en plus entendre ».

Des efforts supplémentaires sont indispensables

Grâce aux politiques de soutien et aux mesures incitatives, l’Europe et l’Amérique du Nord domineront le marché du CCUS d’ici 2030. Leur capacité de captage de 450 millions de tonnes par an, soit plus de 80 % du total mondial. La seule capacité européenne devrait atteindre 222 millions de tonnes par an d’ici à 2030. C’est un bond considérable par rapport aux 7 millions de tonnes de CO2 captées aujourd’hui.

Les quotas d’émission du continent sont en dents de scie depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cela provoque des turbulences dans le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne. Toutefois, le prix élevé du carbone en Europe devrait servir de catalyseur à l’adoption de projets CCUS. Un tiers des annonces prévues devraient provenir du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Norvège.

En Amérique du Nord, le Canada a récemment annoncé un système de crédit d’impôt dans le budget de cette année. Il comprend un remboursement d’impôt de 60 % pour le captage direct de l’air (DAC), de 50 % pour la technologie de captage traditionnelle et un crédit de 37,5 % pour l’équipement de transport et de stockage du CCUS. Il aura pour but d’améliorer l’économie des CCUS au Canada.

Aux États-Unis, le crédit d’impôt prévu passera de 50 à 85 dollars par tonne de CO2,28 si le projet de loi Build Back Better est adopté par le Sénat. En outre, la récente loi américaine sur les infrastructures donnera un coup de pouce supplémentaire.

Ainsi, les contraintes économiques et financières sont la principale raison pour laquelle les projets CCUS n’avancent pas comme prévu. Néanmoins, de plus en plus de pays commencent à comprendre l’importance de soutenir de tels projets. La demande de projets de captage du carbone d’ici à 2030 sera principalement déterminée par les soutiens politiques.

Les actifs renouvelables post-CfD exposent les investisseurs à un risque de marché accru

La sortie progressive des contrats CfD transforme des actifs stables en infrastructures exposées à une volatilité accrue, remettant en cause les rendements attendus et les modèles de financement traditionnels du secteur renouvelable.

Le Canada réforme sa loi sur l’efficacité énergétique pour adapter sa politique aux marchés numériques

Le gouvernement canadien introduit une révision législative majeure de la Loi sur l’efficacité énergétique afin de soutenir sa stratégie nationale et s’aligner sur les réalités du commerce numérique.

Québec maintient seul un prix carbone à la pompe malgré la fin de la taxe fédérale

Québec devient l’unique province canadienne où le prix du carbone continue de s’appliquer directement aux carburants, dans un contexte où Ottawa a supprimé la taxe carbone grand public depuis avril 2025.
en_114027272629540

L’Inde investit $872mn pour produire localement ses aimants aux terres rares

New Delhi lance un plan d’incitations de 72,8 Md INR pour créer une capacité nationale de 6 000 tonnes d’aimants permanents, face aux restrictions croissantes imposées par la Chine sur les exportations de composants critiques.

Les contrats long terme redessinent le risque électrique sur 30 ans face à la volatilité

L’essor des CfD, PPA et mécanismes de capacité traduit un basculement structurel : les marchés ne couvrent plus les besoins de financement à 10–30 ans, alors que les prix spot ont bondi de 400 % en Europe depuis 2019.

Berlin prévoit l’acquisition de 25,1 % de TenneT Allemagne début 2026

L’Allemagne prévoit de finaliser l’achat de 25,1 % de la filiale allemande de TenneT pour 5,8 milliards €, afin de renforcer son contrôle sur les infrastructures critiques du réseau électrique national.
en_114026271130540

Le Ghana réorganise son secteur électrique autour du gaz pour contenir son déficit

Le gouvernement ghanéen met en œuvre une réforme de son système énergétique visant à renforcer l’usage du gaz naturel local, espérant réduire les coûts de production d’électricité et limiter le déséquilibre financier du secteur.

Le Suriname prévoit 220 000 barils par jour pour sa stratégie pétrolière d’ici 2028

À l’occasion des 50 ans de son indépendance, le Suriname a annoncé une feuille de route nationale incluant un investissement public majeur pour exploiter ses réserves pétrolières offshore.

La Corée du Sud face à la pression de l’AIE pour libéraliser son marché de l’électricité

Dans sa dernière revue, l’Agence internationale de l’énergie alerte sur les blocages structurels du marché sud-coréen de l’électricité, appelant à des réformes urgentes pour combler le retard sur les renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés.
en_114025251135540

La capacité électrique installée en Chine atteint 3.75 bn kW, en hausse de 17.3 %

La capacité de production électrique de la Chine a enregistré une forte croissance en octobre, portée par l’expansion continue du solaire et de l’éolien, selon les données officielles de l’administration nationale de l’énergie.

Trump relance l’offshore américain avec un plan de 34 ventes entre 2026 et 2031

Le programme offshore 2026-2031 propose d’ouvrir plus d’un milliard d’acres à l’exploration pétrolière, déclenchant une bataille réglementaire entre Washington, les États côtiers et les groupes juridiques spécialisés.

Le Mozambique centralise ses infrastructures gazières pour sécuriser l’axe Beira–Rompco

Le gouvernement du Mozambique regroupe ses actifs de transport et de regazéification gazière dans un véhicule public, consolidant l’axe stratégique Beira–Rompco pour soutenir les projets Rovuma et répondre à la dépendance sud-africaine.
en_1140241139540

NESO lance une consultation nationale pour planifier l’infrastructure énergétique régionale

Le gestionnaire britannique NESO engage un processus de consultation pour définir la méthodologie de onze futurs plans stratégiques régionaux destinés à coordonner les besoins énergétiques en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles.

COP30 verrouille l’adaptation, contourne les fossiles et ouvre un front réglementaire climatique

La conférence de Belém acte un compromis entre adaptation budgétairement encadrée, retrait des ambitions sur les fossiles et ouverture d’un dialogue climat–commerce susceptible de déclencher de nouveaux contentieux réglementaires.

Le Royaume-Uni sommé d’arbitrer entre capture carbone et carburants d’aviation

Une étude de l’Oxford Institute for Energy Studies révèle que la valorisation énergétique des déchets avec captage de CO₂ offre un bénéfice climatique presque double par rapport à leur transformation en carburants d’aviation.
en_11402020201141540

Le Sipperec renouvelle son contrat de concession d’électricité avec EDF et Enedis

Signé pour 25 ans, le nouveau contrat de concession du Sipperec avec EDF et Enedis couvre 87 communes franciliennes et engage les parties sur la gestion et l’évolution du réseau public de distribution d’électricité jusqu’en 2051.

La CRE dresse le bilan du redémarrage progressif des marchés de détail de l’énergie

La Commission de régulation de l’énergie publie son rapport 2023-2024 et détaille les impacts de la crise sur les marchés du gaz et de l’électricité, ainsi que les mesures mises en œuvre pour soutenir la concurrence et restaurer la confiance des consommateurs.

Plus de 80 pays poussent pour une feuille de route sur la sortie des fossiles à la COP30

Réunis à Belém, des États d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe soutiennent l’adoption d’un calendrier de retrait progressif des combustibles fossiles, malgré la résistance attendue de plusieurs pays producteurs.
en_114019191130540

Les Européens resserrent l’étau autour de l’Iran avec une résolution AIEA ciblée

L’E3 et les États-Unis déposent une résolution à l’AIEA pour formaliser la non-coopération iranienne après les frappes de juin, consolidant les bases juridiques d’un durcissement des sanctions énergétiques et financières.

Londres crée une taskforce pour renforcer la résilience énergétique après l’incident de Heathrow

Le Royaume-Uni lance une taskforce dirigée par le ministre de l'Énergie pour renforcer la sécurité du réseau électrique national, après l’interruption complète de l’aéroport d’Heathrow causée par un incendie de sous-station.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.