Le ministre des Affaires étrangères de la Hongrie, Péter Szijjártó, a déclaré s’être rendu à Moscou afin de discuter des conditions de paix et de la sécurité énergétique. Cette visite intervient au lendemain de l’annonce par les États-Unis d’une trêve partielle en Ukraine. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération économique entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’énergie.
Rencontre bilatérale centrée sur l’énergie
Lors de cette visite, Péter Szijjártó a rencontré le vice-Premier ministre de la Fédération de Russie chargé de l’Énergie, Alexandre Novak. Selon un communiqué officiel du gouvernement russe, la Hongrie a mis en avant sa volonté de maintenir une coopération énergétique stable avec la Russie, insistant sur l’importance de cette relation pour son approvisionnement national. Le ministre hongrois a souligné la régularité des livraisons russes, affirmant qu’elles contribuaient directement à la sécurité énergétique de la Hongrie.
En 2024, la Hongrie a importé 8,6 milliards de mètres cubes de gaz naturel et 4,78 millions de tonnes de pétrole brut depuis la Russie. Ces volumes constituent un record historique, renforçant le rôle de Moscou en tant que partenaire énergétique clé pour Budapest, malgré le contexte géopolitique tendu en Europe de l’Est.
Alignement stratégique sous tensions européennes
Alexandre Novak a salué la position de la Hongrie, qu’il a qualifiée de « constructive » dans un contexte où Budapest tente régulièrement d’assouplir certaines sanctions imposées par l’Union européenne contre la Russie. Bien que la Hongrie ait soutenu formellement tous les paquets de sanctions depuis le début du conflit en Ukraine, elle a, à plusieurs reprises, œuvré pour en retarder ou modérer l’application.
Le Premier ministre Viktor Orbán, allié politique proche de Vladimir Poutine, maintient une position distincte au sein de l’Union européenne, refusant toute aide militaire à Kiev depuis le début de l’invasion. Cette posture se reflète également dans les déclarations de Péter Szijjártó, qui a salué les récents pourparlers russo-américains menés en Arabie saoudite, les qualifiant de progrès significatif vers une désescalade.