La flambée des Prix pèse sur l’Économie Américaine

La flambée des prix des carburants pèse sur les automobilistes américains mais aussi sur l'économie des États-Unis.

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Les prix records à la pompe aux Etats-Unis gonflent la facture des automobilistes mais se répercutent aussi sur de nombreux pans de l’économie, grevant le budget des routiers, faisant grimper les billets d’avion ou ravivant l’intérêt pour les voitures électriques. Ils ont franchi un nouveau seuil samedi, le prix moyen du gallon d’essence franchissant pour la première fois les 5 dollars.

Les routiers pratiquent l’austérité

Lamar Buckwalter, chef d’une PME de transport routier, a légèrement augmenté ses tarifs. Mais il ne peut pas répercuter entièrement la hausse du carburant sur ses clients : il voit bien dans ses livraisons que les consommateurs eux-mêmes “commencent à renoncer aux petits plaisirs”, comme les belles pièces de viande, dit-il à l’AFP.

La dernière fois qu’il a fait le plein, il a dépensé 5,79 dollars pour chaque gallon de diesel (3,78 litres), plus du double d’il y a un an. Alors le transporteur fait plus attention aux trajets qu’il accepte, quitte à renoncer à ceux qui paient le moins. Il prévoit aussi de réduire les petits à-côtés pour ses trois employés, comme l’habituel pique-nique annuel.

Envol immédiat des billets d’avion

Les compagnies aériennes elles-mêmes s’en tirent plutôt bien.

“On dit généralement dans le secteur aérien que les compagnies parviennent à répercuter (sur les clients) environ deux tiers de la hausse du kérosène en trois à six mois, et 100% en six à douze mois”, remarque Savanthi Syth, spécialiste du secteur pour Raymond James.

Mais après deux ans de voyages au ralenti à cause de la pandémie, les Américains sont prêts à payer le prix fort.

Les compagnies américaines, qui ont pour la plupart cessé depuis plusieurs années d’acheter à l’avance du kérosène pour se protéger en cas de forte hausse, ont réussi à répercuter la quasi-totalité de la hausse des prix en quelques semaines : les prix des billets d’avion en mai étaient 38% plus chers qu’il y a un an.

Autre effet de la pandémie : le manque de personnel a conduit certaines compagnies comme Delta à réduire le nombre de vols proposés cet été, et ainsi à consommer moins de carburant.

Appétit frustré pour les véhicules électriques Sur les sites spécialisés de Cox Automotive, le nombre de visites sur les pages consacrées aux véhicules électriques a bondi de 73% depuis janvier, de 25% pour les hybrides.

Les ventes de voitures électriques d’occasion se sont envolées de 52% en mai sur le site de vente de véhicules d’occasion Carvana. Mais entre la pénurie de semi-conducteurs et les problèmes de chaînes d’approvisionnement, les constructeurs peinent à répondre à la demande.

Chez Tesla, de loin le numéro un des voitures électriques aux Etats-Unis, il faut attendre au minimum trois mois pour une Model 3, six mois pour une Model Y.

Toyota et Lexus ont vendu en mai 46.000 véhicules hybrides aux Etats-Unis, soit moins que les 58.000 écoulés en mai 2021 en raison d’un manque de stocks.

Des vacances parfois modifiées

Chayzz Devyant, 32 ans, avait prévu d’aller s’amuser à Atlantic City, une station balnéaire du New Jersey connue pour ses casinos. Mais le voyage lui aurait coûté 162 dollars d’essence et 114 dollars d’hôtel. Il a préféré annuler. “Les gros pétroliers sont à blâmer, ils abusent sur les prix”, affirme-t-il.

De là à ce que les Américains renoncent à voyager ? Pas sûr, répond Aaron Szyf, économiste pour l’Association américaine du voyage.

“On a des signaux contradictoires”, explique-t-il à l’AFP. “Les prix du pétrole ont évidemment un effet sur le type, la distance, les dépenses de voyage, mais la demande est si élevée après deux ans de refoulement que les hôtels, les attractions, les parcs nationaux, les vols devraient tous être à pleine capacité cet été”, ajoute-t-il.

Un gros manque à gagner pour les taxis

“Je mettais 25 dollars d’essence par jour, maintenant c’est 45”, déplore Rultz Alliance, un chauffeur de taxi new-yorkais de 69 ans. Résultat : au lieu de gagner 800 à 850 dollars nets par semaine avant la pandémie, il ne ramène plus que 600 à 650 dollars.

Mais “on n’a pas le choix”, dit-il à l’AFP en attendant les clients à l’aéroport de La Guardia. “L’inflation touche tout. Les loyers, l’alimentation, il faut faire avec.”

Même avec une voiture hybride, la situation reste compliquée : un chauffeur n’ayant pas souhaité donner son nom explique ainsi qu’il paye 30 dollars d’essence par jour, contre 12 avant la pandémie.

“Ça ne vaut plus le coup de conduire”, dit-il en montrant le parking où se rassemblent les taxis, presque vide. Mais à 60 ans, il n’a pas encore trouvé d’alternative.

Les tarifs des taxis jaunes new-yorkais n’ayant pas été augmentés depuis 2012, un syndicat a demandé en mars une surcharge carburant temporaire de 75 cents par trajet. Il n’a pas obtenu gain de cause pour l’instant.

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