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La Chine connaît son automne le plus chaud depuis 1961, avec des températures record

En hausse de 1,5°C par rapport à la moyenne historique, la Chine enregistre son automne le plus chaud depuis 1961. Ce phénomène illustre les impacts croissants du changement climatique sur le pays et soulève des préoccupations globales.

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La Chine connaît son automne le plus chaud depuis 1961, avec des températures record

Secteurs Carbone, Enjeux Énergétiques, Marché carbone
Thèmes Politique & Géopolitique, Sécurité énergétique
Sociétés AIE
Pays Chine, Japon

La Chine a connu son automne le plus chaud depuis le début des relevés climatiques en 1961, selon le Centre national du climat. Entre septembre et novembre 2024, la température moyenne nationale a atteint 11,8°C, dépassant la moyenne de 10,3°C calculée sur plusieurs décennies. Ces données, annoncées sur la plateforme chinoise WeChat, mettent en évidence une hausse de 1,5°C par rapport aux niveaux historiques.

Cette situation reflète les impacts croissants du changement climatique, auquel le géant asiatique, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, contribue de manière significative. En 2023, le pays a produit 12,6 gigatonnes de CO2, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Les scientifiques attribuent cette tendance au réchauffement planétaire, qui entraîne une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que vagues de chaleur, sécheresses et inondations.

Une hausse des températures à l’échelle mondiale

La Chine n’est pas seule à subir ces changements. Le Japon a également rapporté avoir connu l’automne le plus chaud de son histoire, une tendance mondiale confirmée par le programme européen Copernicus. Ce dernier estime que l’année 2024 est « quasiment certainement » la plus chaude jamais enregistrée, avec une augmentation de 1,55°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Un impact régional accentué

Le réchauffement a affecté différemment les régions chinoises. Dans les provinces du Jiangxi et du Hubei, ainsi qu’au Xinjiang, les températures d’automne ont augmenté de 4 à 6°C. De même, des records ont été établis dans 16 provinces et régions, notamment à Liaoning, Tianjin et Chongqing.

Dans la ville de Canton, les températures moyennes ont dépassé les 22°C pendant 240 jours, un nouveau record dépassant les 234 jours établis en 1994. Ces chiffres reflètent l’effet des îlots de chaleur urbains, amplifiés par l’urbanisation rapide et l’industrialisation du pays.

Des témoignages alarmants des habitants

Les habitants ressentent directement ces changements. « Cette année a été en effet bien plus chaude que l’année dernière et l’hiver est aussi plus doux », a témoigné un habitant de la province du Shandong sur le réseau social Weibo.

Un autre utilisateur a ajouté : « À cette époque l’année dernière, je me souviens qu’il neigeait presque. La température était tombée à -4 ou -5 degrés. Or il fait +8 degrés maintenant. » Ces impressions personnelles, partagées en ligne, corroborent les données officielles et soulignent une prise de conscience croissante parmi la population.

Des réponses politiques et économiques en marche

Consciente des enjeux, la Chine a récemment adopté une nouvelle loi sur l’énergie pour promouvoir la neutralité carbone. Pékin s’est engagé à atteindre un pic de ses émissions de CO2 d’ici 2030 et la neutralité carbone d’ici 2060. Dans cette optique, le pays continue d’investir dans les énergies renouvelables, malgré l’ampleur des défis liés à l’accélération du réchauffement climatique.

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