Le ministre bulgare de l’Énergie, Zhecho Stankov, a confirmé le démarrage imminent des travaux d’extension du réseau gazier national, dans le cadre de l’initiative régionale « The Vertical ». Ce corridor gazier, reliant les terminaux de gaz naturel liquéfié en Grèce à l’Europe centrale, vise à soutenir la distribution vers l’Ukraine, la Moldavie, la Hongrie et la Slovaquie. Le projet prend une importance stratégique accrue après la suspension du transit de gaz russe par l’Ukraine, qui oblige les États d’Europe orientale à restructurer en urgence leurs routes d’approvisionnement.
Un investissement public au cœur de la stratégie énergétique
Le développement de « The Vertical » repose sur des financements publics et une coopération institutionnelle entre les pays de transit et les opérateurs de réseaux. La Bulgarie multiplie actuellement les accords avec ses homologues pour garantir l’interconnexion des infrastructures, soutenir la circulation du gaz naturel, et anticiper la hausse de la demande. Le projet a pour vocation de sécuriser les flux d’approvisionnement en renforçant les capacités existantes et en développant de nouvelles liaisons de transit.
En complément de sa vocation gazière, « The Vertical » prévoit à terme d’intégrer des vecteurs énergétiques supplémentaires, notamment l’électricité et les énergies renouvelables, pour faciliter une interconnexion régionale plus large. Il s’inscrit dans une logique de transformation structurelle du réseau énergétique européen, reliant les ressources d’Asie centrale et du Caucase aux marchés à forte consommation du continent.
Une réponse aux défis géopolitiques par l’investissement
L’initiative est conçue comme un levier de résilience face aux incertitudes géopolitiques, mais aussi comme un vecteur de modernisation pour les États participants. En créant de nouveaux couloirs d’exportation, elle soutient l’émergence d’un cadre énergétique régional fondé sur l’intégration des marchés, l’attractivité des capitaux et l’optimisation logistique. L’extension bulgare, point de départ de cette dynamique, est financée via un cadre de coopération publique entre les États membres concernés.
« The Vertical » pourrait devenir un modèle de projet transrégional à forte composante publique, combinant sécurité énergétique et efficacité d’investissement. Sa concrétisation requiert une coordination soutenue entre autorités nationales, institutions européennes et opérateurs techniques afin d’assurer son adaptabilité et sa pérennité.