Indépendance énergétique : l’UE s’engage 

Les États-Unis et la Commission européenne s’engagent à réduire la dépendance européenne vis-à-vis de l’énergie russe.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

Les États-Unis et la Commission européenne s’engagent à réduire la dépendance énergétique de l’Europe. Comme nous l’évoquions dans un article du 25 mars, le contexte géopolitique pousse l’Union européenne à réfléchir à une alternative à l’énergie russe.

Ainsi, les États-Unis et la Commission européenne s’accordent pour dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie. De plus, ils souhaitent s’attaquer à la sécurité et à la durabilité énergétique de l’UE et de l’Ukraine.

Assurer l’indépendance énergétique de l’UE

L’Europe confirme son objectif d’indépendance énergétique. Elle souhaite, d’ici 2027, se passer des hydrocarbures russes grâce à son plan REPowerEU. Pour y parvenir, l’UE mise sur un approvisionnement en énergie stable, abordable, fiable et propre.

L’UE prépare actuellement un nouveau cadre réglementaire. Il doit garantir l’approvisionnement énergétique. Ainsi, l’UE veut renforcer la sécurité d’approvisionnement mais aussi les besoins de stockage via une coopération plus étroite au sein de l’UE.

Concernant le stockage, la Commission propose que les infrastructures de stockage soient approvisionnées à hauteur de 90 % de leur capacité avant le 1er novembre de chaque année.

Les États-Unis s’engagent à soutenir l’UE dans cette démarche. Ils lancent alors une coopération stratégique dans le domaine de l’énergie. Celle-ci débute alors immédiatement. Le communiqué de la Commission européenne explique alors :

« Dans ce cadre, nous établissons une coopération immédiate afin d’atteindre l’objectif d’urgence en matière de sécurité énergétique consistant à garantir des niveaux appropriés de stockage de gaz avant l’hiver prochain et le suivant. »

Les États-Unis et la Commission européenne mettent en place un groupe de travail conjoint sur la sécurité énergétique. Celui-ci doit définir les paramètres de cette coopération. Il sera présidé par un représentant de la Maison Blanche et un représentant de la présidente de la Commission européenne.

Une collaboration avec les États-Unis sur le gaz

Par cette coopération, les États-Unis assureront des volumes supplémentaires de GNL pour le marché de l’UE. En 2022, les volumes seront d’au moins 15 milliards de m3. Des augmentations de ces volumes sont prévues pour les années à suivre.

De plus, la Commission européenne collaborera avec les États membres de l’UE et les opérateurs du marché pour mettre en commun la demande de GNL via une nouvelle plateforme énergétique.

En outre, elle s’engage à garantir, au moins jusqu’en 2030, une demande stable de GNL supplémentaire en provenance des États-Unis. Cette demande doit atteindre les 50 milliards de m3 par an. Concernant le prix, il doit tenir compte des indicateurs à long terme du marché.

Assurer l’approvisionnement d’énergies propres

Outre la question de l’indépendance énergétique, l’UE et les États-Unis s’engagent à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. En effet, ils souhaitent atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050.

Pour ce faire, ils entendent favoriser une transition énergétique rapide avec le déploiement des énergies renouvelables. Le communiqué de la Commission européenne annonce : 

« Nous continuerons à coopérer étroitement sur d’autres mesures visant à accélérer la transition vers une énergie verte, à diminuer notre consommation d’énergie et à réduire notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles. »

Ils s’engagent alors à réduire l’intensité des gaz à effet de serre des nouvelles infrastructures de GNL et des gazoducs associés. De plus, les États-Unis doivent promouvoir les objectifs du plan REPowerEU.

De plus, ils établissent un partenariat sur les technologies et les solutions d’efficacité énergétique. Celle-ci passe par le déploiement de pompes à chaleur, l’abandon des combustibles fossiles ou encore des investissements dans des technologies innovantes.

En outre, ils élaborent une stratégie pour soutenir un déploiement plus rapide des technologies propres. Cette stratégie concerne le solaire, l’éolien mais aussi l’hydrogène renouvelable.

Les actifs renouvelables post-CfD exposent les investisseurs à un risque de marché accru

La sortie progressive des contrats CfD transforme des actifs stables en infrastructures exposées à une volatilité accrue, remettant en cause les rendements attendus et les modèles de financement traditionnels du secteur renouvelable.

Le Canada réforme sa loi sur l’efficacité énergétique pour adapter sa politique aux marchés numériques

Le gouvernement canadien introduit une révision législative majeure de la Loi sur l’efficacité énergétique afin de soutenir sa stratégie nationale et s’aligner sur les réalités du commerce numérique.

Québec maintient seul un prix carbone à la pompe malgré la fin de la taxe fédérale

Québec devient l’unique province canadienne où le prix du carbone continue de s’appliquer directement aux carburants, dans un contexte où Ottawa a supprimé la taxe carbone grand public depuis avril 2025.
en_114027272629540

L’Inde investit $872mn pour produire localement ses aimants aux terres rares

New Delhi lance un plan d’incitations de 72,8 Md INR pour créer une capacité nationale de 6 000 tonnes d’aimants permanents, face aux restrictions croissantes imposées par la Chine sur les exportations de composants critiques.

Les contrats long terme redessinent le risque électrique sur 30 ans face à la volatilité

L’essor des CfD, PPA et mécanismes de capacité traduit un basculement structurel : les marchés ne couvrent plus les besoins de financement à 10–30 ans, alors que les prix spot ont bondi de 400 % en Europe depuis 2019.

Berlin prévoit l’acquisition de 25,1 % de TenneT Allemagne début 2026

L’Allemagne prévoit de finaliser l’achat de 25,1 % de la filiale allemande de TenneT pour 5,8 milliards €, afin de renforcer son contrôle sur les infrastructures critiques du réseau électrique national.
en_114026271130540

Le Ghana réorganise son secteur électrique autour du gaz pour contenir son déficit

Le gouvernement ghanéen met en œuvre une réforme de son système énergétique visant à renforcer l’usage du gaz naturel local, espérant réduire les coûts de production d’électricité et limiter le déséquilibre financier du secteur.

Le Suriname prévoit 220 000 barils par jour pour sa stratégie pétrolière d’ici 2028

À l’occasion des 50 ans de son indépendance, le Suriname a annoncé une feuille de route nationale incluant un investissement public majeur pour exploiter ses réserves pétrolières offshore.

La Corée du Sud face à la pression de l’AIE pour libéraliser son marché de l’électricité

Dans sa dernière revue, l’Agence internationale de l’énergie alerte sur les blocages structurels du marché sud-coréen de l’électricité, appelant à des réformes urgentes pour combler le retard sur les renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés.
en_114025251135540

La capacité électrique installée en Chine atteint 3.75 bn kW, en hausse de 17.3 %

La capacité de production électrique de la Chine a enregistré une forte croissance en octobre, portée par l’expansion continue du solaire et de l’éolien, selon les données officielles de l’administration nationale de l’énergie.

Trump relance l’offshore américain avec un plan de 34 ventes entre 2026 et 2031

Le programme offshore 2026-2031 propose d’ouvrir plus d’un milliard d’acres à l’exploration pétrolière, déclenchant une bataille réglementaire entre Washington, les États côtiers et les groupes juridiques spécialisés.

Le Mozambique centralise ses infrastructures gazières pour sécuriser l’axe Beira–Rompco

Le gouvernement du Mozambique regroupe ses actifs de transport et de regazéification gazière dans un véhicule public, consolidant l’axe stratégique Beira–Rompco pour soutenir les projets Rovuma et répondre à la dépendance sud-africaine.
en_1140241139540

NESO lance une consultation nationale pour planifier l’infrastructure énergétique régionale

Le gestionnaire britannique NESO engage un processus de consultation pour définir la méthodologie de onze futurs plans stratégiques régionaux destinés à coordonner les besoins énergétiques en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles.

COP30 verrouille l’adaptation, contourne les fossiles et ouvre un front réglementaire climatique

La conférence de Belém acte un compromis entre adaptation budgétairement encadrée, retrait des ambitions sur les fossiles et ouverture d’un dialogue climat–commerce susceptible de déclencher de nouveaux contentieux réglementaires.

Le Royaume-Uni sommé d’arbitrer entre capture carbone et carburants d’aviation

Une étude de l’Oxford Institute for Energy Studies révèle que la valorisation énergétique des déchets avec captage de CO₂ offre un bénéfice climatique presque double par rapport à leur transformation en carburants d’aviation.
en_11402020201141540

Le Sipperec renouvelle son contrat de concession d’électricité avec EDF et Enedis

Signé pour 25 ans, le nouveau contrat de concession du Sipperec avec EDF et Enedis couvre 87 communes franciliennes et engage les parties sur la gestion et l’évolution du réseau public de distribution d’électricité jusqu’en 2051.

La CRE dresse le bilan du redémarrage progressif des marchés de détail de l’énergie

La Commission de régulation de l’énergie publie son rapport 2023-2024 et détaille les impacts de la crise sur les marchés du gaz et de l’électricité, ainsi que les mesures mises en œuvre pour soutenir la concurrence et restaurer la confiance des consommateurs.

Plus de 80 pays poussent pour une feuille de route sur la sortie des fossiles à la COP30

Réunis à Belém, des États d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe soutiennent l’adoption d’un calendrier de retrait progressif des combustibles fossiles, malgré la résistance attendue de plusieurs pays producteurs.
en_114019191130540

Les Européens resserrent l’étau autour de l’Iran avec une résolution AIEA ciblée

L’E3 et les États-Unis déposent une résolution à l’AIEA pour formaliser la non-coopération iranienne après les frappes de juin, consolidant les bases juridiques d’un durcissement des sanctions énergétiques et financières.

Londres crée une taskforce pour renforcer la résilience énergétique après l’incident de Heathrow

Le Royaume-Uni lance une taskforce dirigée par le ministre de l'Énergie pour renforcer la sécurité du réseau électrique national, après l’interruption complète de l’aéroport d’Heathrow causée par un incendie de sous-station.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.