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Equinor enregistre un bénéfice opérationnel ajusté de 6,21 milliards USD au troisième trimestre

Equinor a annoncé une progression de sa production de 7% et un flux de trésorerie solide, malgré une baisse des prix des hydrocarbures qui a pesé sur ses résultats nets au troisième trimestre 2025.

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Equinor enregistre un bénéfice opérationnel ajusté de 6,21 milliards USD au troisième trimestre

Secteurs Énergie Éolienne, Carbone, Pétrole, Gaz, Offshore, Exploration production, Exploration production, Captage
Thèmes Marchés & Finance, Résultat
Sociétés Orsted
Pays Brésil, Norvège, États-Unis

Equinor ASA a publié un bénéfice opérationnel ajusté de 6,21 milliards USD pour le troisième trimestre 2025, avec un résultat net ajusté de 930 millions USD. Le bénéfice net s’établit toutefois en perte de 200 millions USD, impacté par des dépréciations nettes de 754 millions USD, principalement dues à une révision à la baisse des hypothèses de prix à long terme. La production totale d’équité a atteint 2,13 millions de barils équivalent pétrole (mboe) par jour, soit une hausse de 7% par rapport à l’an dernier.

Production soutenue sur le plateau continental norvégien

La performance opérationnelle sur le plateau continental norvégien (PCN) a été portée par les champs Johan Sverdrup, Johan Castberg et Halten East, avec une croissance de 9% de la production sur cette zone. La mise en production de nouveaux puits et la réduction des interruptions planifiées ont également contribué à ces résultats. À l’international, l’entrée en production du champ Bacalhau au Brésil en octobre marque une étape majeure avec des réserves récupérables dépassant 1 milliard de barils équivalent pétrole.

Aux États-Unis, la production d’Equinor a progressé de 29%, soutenue par l’acquisition d’actifs onshore supplémentaires en 2024. Hors États-Unis, les volumes ont reculé en raison des cessions en Azerbaïdjan et au Nigéria, et d’un arrêt temporaire du champ Peregrino au Brésil, désormais relancé. Le segment renouvelable a généré 0,91 TWh sur un total de 1,37 TWh, porté par la montée en puissance de Dogger Bank A et les projets terrestres.

Pression sur les marges malgré les volumes

Le revenu net d’exploitation s’est établi à 5,27 milliards USD, contre 6,91 milliards USD l’an dernier. Les actifs mis en vente ont généré des charges de 650 millions USD, tandis que 385 millions USD concernent des actifs non opérés offshore aux États-Unis. Une reprise de valeur de 299 millions USD a été enregistrée pour un actif terrestre en Norvège. Les prix réalisés sur le gaz européen atteignent 11,4 USD par mmbtu, tandis que ceux des liquides sont de 64,9 USD par baril.

Les charges opérationnelles ajustées ont augmenté, principalement en raison de coûts d’exploitation futurs sur un actif offshore américain hors service, des hausses de coûts de transport et des effets de change. Toutefois, une amélioration des coûts dans le segment renouvelable a permis de compenser partiellement ces effets.

Distribution de capital et recentrage stratégique

Le flux de trésorerie généré par les activités d’exploitation, avant impôts et fonds de roulement, a atteint 9,1 milliards USD. Après paiement de 3,9 milliards USD d’impôts en Norvège, le flux de trésorerie net ressort à 5,33 milliards USD. Les investissements organiques s’élèvent à 3,41 milliards USD, pour un total de 3,68 milliards USD d’investissements.

Le ratio dette nette sur capital employé ajusté est passé à 12,2%, contre 15,2% au trimestre précédent. La société a décidé le versement d’un dividende de 0,37 USD par action et a lancé la dernière tranche de son programme de rachat d’actions, d’un montant allant jusqu’à 1,266 milliard USD. Le montant total de la distribution de capital pour 2025 reste conforme aux prévisions, à environ 9 milliards USD.

Exploration ciblée et projets suspendus

Dix-huit puits d’exploration offshore ont été forés sur le PCN au cours du trimestre, dont sept ont conduit à des découvertes commerciales. Une de ces découvertes alimente déjà le champ Åsgard A. La production a également démarré sur le champ Askeladd Vest dans la mer de Barents. Ces ajouts consolident la position d’Equinor comme fournisseur stable d’énergie en Europe.

Parallèlement, Equinor a suspendu deux projets d’électrification en phase précoce, Snorre et Halten, en raison de coûts d’atténuation jugés trop élevés. L’entreprise poursuit l’évaluation du projet énergétique Grane-Balder. Elle a aussi pris part à l’augmentation de capital de Ørsted, en misant sur le potentiel de l’éolien offshore. Le projet Northern Lights a, quant à lui, commencé à recevoir et stocker du CO2, marquant une avancée dans la logistique de captage et stockage du carbone.

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