Empreinte Carbone: Plus de Transparence des Pétroliers?

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

 

L’empreinte carbone des particuliers et des entreprises est une préoccupation globale. Pour autant, elle est difficilement quantifiable. Les sociétés pétrolières ont joué sur le concept en aidant à la mise en place de calculateurs d’empreinte tels que VYVE. Mais les groupes environnementaux dénoncent l’intérêt de ces entreprises à blâmer les particuliers. Non seulement ils leur demandent une plus grande implication dans la transition énergétique. Mais ils attendent aussi plus de transparence sur leur production de carbone.

 

Empreinte carbone ou propagande environnementale ?

 

Un concept détourné pour responsabiliser les particuliers ?

Le terme « empreinte carbone » a été inventé en 1992 par William Rees, professeur d’écologie à l’Université de la Colombie-Britannique. Depuis sa création, il semble coincé entre responsabilités des particuliers et devoirs des entreprises et gouvernements. Il est aujourd’hui significatif des enjeux liés au réchauffement climatique.

Effectivement, en 2000, BP a lancé une campagne publicitaire intitulée « Beyond Petroleum » sur ce concept. Quatre ans plus tard, BP a dévoilé son premier calculateur d’empreinte carbone. L’objectif était de faire de BP une entreprise soucieuse et respectueuse de l’environnement. En ce sens, elle a récemment exprimé sa volonté d’associer ses employés à ses objectifs énergétiques et écologiques.

Dans un article publié sur le site d’information Mashable, certains experts en communication ont dénoncé l’expression « empreinte carbone ». Selon eux, cette dernière est une forme de « propagande » sur les combustibles fossiles. L’accent mis sur la responsabilité personnelle déplace les enjeux du changement climatique des gouvernements et entreprises vers les particuliers.

 

La pandémie de Covid-19, révélatrice de l’impact « négligeable » des particuliers

La pandémie de Covid-19 a permise de prouver le caractère minime de l’impact environnemental des particuliers.

Effectivement, de nombreuses frontières internationales ont été fermées et les populations ont été confinées. Les habitudes de consommation ainsi que le secteur des transports en particulier ont donc naturellement été impacté. Le Global Carbon Project estime notamment que le confinement a réduit de 7,5% les émissions mondiales du secteur des transports.

En revanche, analyse publiée dans la revue Nature Climate Change en août 2020 a qualifié l’effet global de « négligeable ». Il y a bien eu une baisse marquée des émissions mondiales de CO2 (plus de 25%) et d’oxydes d’azote (NOx) de 30 % en avril 2020. Mais les chercheurs ont constaté que cela impactera le réchauffement climatique mondial de seulement 0,01C° d’ici 2030.

 

Production de carbone : impact et initiative du secteur pétrolier

 

2050 comme horizon indépassable ?

Si le concept d’« empreinte carbone » tend à peser sur les particuliers, de nombreuses grandes sociétés s’engagent à réduire leurs émissions. Il se positionne de plus en plus comme faisant partie de la solution.

Ainsi, Shell par exemple prévoit d’atteindre le net zéro d’ici 2050. Exxon s’est, elle, d’abord engagée à divulguer les chiffres de ses émissions. La compagnie s’est ensuite fixée des objectifs à court terme pour réduire les émissions, le méthane et le torchage de gaz. Entre également, Total s’est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050, et pour cela, de développer plus de 100 GW de puissance en énergie renouvelable d’ici 2030.

 

Occidental Petrolum projette un « pétrole neutre en carbone »

Certains experts espèrent utiliser de nouvelles technologies pour réduire les émissions de carbone de grandes exploitations. Ils parlent notamment de séquestrer le CO2, de le capturer. C’est ce qu’Occidental Petroleum projette de faire avec une énorme installation dans l’ouest du Texas.

Le but est d’aspirer le dioxyde de carbone de l’air puis de le pomper sous terre. Le carbone servirait ensuite à desserrer le pétrole qui pourrait autrement être trop difficile à atteindre.

Ce processus est appelé « récupération assistée du pétrole ». Il a été nommé ainsi par Nuñez-López, chercheuse au Gulf Coast Carbon Center de l’Université du Texas.

Pour les environnementalistes, cette solution prolongerait seulement l’utilisation des combustibles fossiles. Nuñez-López et d’autres experts répondent en expliquant que l’économie à besoin, encore quelque temps, de ces combustibles. L’objectif à court terme est donc de réduire leur impact climatique.

Par ailleurs, d’autres acteurs moins institutionnels cherchent aussi à investir dans des techniques de réduction, tout du moins d’exploitation, des émissions carboniques. C’est ce que propose entre autre Elon Musk promettant 100 millions USD$ à quiconque trouverai selon lui la meilleure technique de capture du carbone.

 

Vers une plus grande transparence du secteur pétrolier ?

 

BlackRock met la pression aux entreprises pétrolières

BlackRock, le plus grand investisseur mondial, a déclaré que les sociétés pétrolières et d’autres industries polluantes devraient divulguer leurs émissions de carbone. Tout en se fixant également des objectifs rigoureux à court, moyen et long terme, pour les réduire.

Les investisseurs soulignent depuis longtemps la nécessité d’améliorer les données ESG pour accroître les stratégies de placement durable. Aujourd’hui, plus de 85 % des entreprises du S&P 500 divulguent des données ESG. Les divulgations du Sustainability Accounting Standards Board (SASB) ont augmenté de 288% depuis janvier 2020.

En se positionnant ainsi, BlackBlock souhaite cibler des émissions nettes de carbone zéro dans son portefeuille d’ici 2050. Il envisage également de se dessaisir des pollueurs qui n’ont pas agi.

Le groupe a souligné que l’initiative d’objectifs scientifiques soutenue par les Nations Unies est le meilleur exemple d’un programme de réduction des émissions vérifiées et fiables. Des objectifs sont fixés pour aligner les entreprises sur les objectifs de l’accord de Paris de 2015.

 

BP soutient le développement du calculateur d’empreinte carbone VYVE

Selon Mme Capper, fondatrice de VYVE, les gouvernements, les entreprises et les particuliers doivent tous agir. Coupler avec des promesses de réduction des émissions de carbone, VYVE souhaite être considéré comme faisant partie d’un effort global sérieux.

Les compensations carbone joueront un rôle en aidant les entreprises et les utilisateurs de VYVE à atteindre des émissions nettes nulles. L’application aiderait les gens à le faire au moyen de « projets de compensation de référence ».

Cette nouvelle application de suivi du carbone est soutenue par une filiale de BP appelée Launchpad. Ce groupe de type capital-risque finance des start-ups à faible émission de carbone.

 

Un soutien critiqué

À cause de ce soutien, VYVE fait face à de nombreuses critiques. En mettant l’accent sur les particuliers, les entreprises seraient susceptibles de ne pas lutter pour réduire leur propre empreinte carbone. David Nicholas, porte-parole de BP a cité les nouveaux objectifs de l’entreprise comme indicateur de bonne foi :

« D’ici une décennie, il est probable que l’investissement de BP dans l’énergie à faibles émissions de carbone sera multiplié par 10, avec une baisse de la production de pétrole et de gaz d’un million de barils par jour, soit 40 % ».

Aujourd’hui, la transparence des intérêts est un sujet qui fait débat. Pour y répondre, Burke, président du groupe de réflexion sur l’environnement E3G et ancien conseiller de BP, a suggéré que VYVE soit plus clair. En affichant, par exemple, une liste des membres de son conseil d’administration qui travaillent pour BP sur son site Web.

En somme, une industrie plus responsable passe par des garanties concrètes des groupes pétroliers. Cela nécessite une plus grande transparence de leur production de carbone. Mais le chemin est encore long tant l’arbitrage est aujourd’hui difficile entre protection de l’environnement et protection des profits économiques.

 

Les actifs renouvelables post-CfD exposent les investisseurs à un risque de marché accru

La sortie progressive des contrats CfD transforme des actifs stables en infrastructures exposées à une volatilité accrue, remettant en cause les rendements attendus et les modèles de financement traditionnels du secteur renouvelable.

Le Canada réforme sa loi sur l’efficacité énergétique pour adapter sa politique aux marchés numériques

Le gouvernement canadien introduit une révision législative majeure de la Loi sur l’efficacité énergétique afin de soutenir sa stratégie nationale et s’aligner sur les réalités du commerce numérique.

Québec maintient seul un prix carbone à la pompe malgré la fin de la taxe fédérale

Québec devient l’unique province canadienne où le prix du carbone continue de s’appliquer directement aux carburants, dans un contexte où Ottawa a supprimé la taxe carbone grand public depuis avril 2025.
en_114027272629540

L’Inde investit $872mn pour produire localement ses aimants aux terres rares

New Delhi lance un plan d’incitations de 72,8 Md INR pour créer une capacité nationale de 6 000 tonnes d’aimants permanents, face aux restrictions croissantes imposées par la Chine sur les exportations de composants critiques.

Les contrats long terme redessinent le risque électrique sur 30 ans face à la volatilité

L’essor des CfD, PPA et mécanismes de capacité traduit un basculement structurel : les marchés ne couvrent plus les besoins de financement à 10–30 ans, alors que les prix spot ont bondi de 400 % en Europe depuis 2019.

Antin prépare la vente d’Idex, valorisé jusqu’à €4 Md, dès 2026

Antin Infrastructure Partners envisage une cession d’Idex début 2026, avec quatre fonds nord-américains en lice pour un actif stratégique sur le marché européen des réseaux de chaleur.
en_114027271127540

EDF envisage de vendre ses renouvelables américains pour financer son nucléaire

EDF pourrait céder jusqu'à 100 % de sa filiale renouvelable aux États-Unis, évaluée à près de 4 Mds€, afin de concentrer ses moyens sur le nucléaire français, dans un contexte de pression budgétaire et d'incertitude politique outre-Atlantique.

Berlin prévoit l’acquisition de 25,1 % de TenneT Allemagne début 2026

L’Allemagne prévoit de finaliser l’achat de 25,1 % de la filiale allemande de TenneT pour 5,8 milliards €, afin de renforcer son contrôle sur les infrastructures critiques du réseau électrique national.

Le Ghana réorganise son secteur électrique autour du gaz pour contenir son déficit

Le gouvernement ghanéen met en œuvre une réforme de son système énergétique visant à renforcer l’usage du gaz naturel local, espérant réduire les coûts de production d’électricité et limiter le déséquilibre financier du secteur.
en_114026261126540

Hydro va fermer cinq sites européens d’extrusion pour renforcer sa compétitivité

Norsk Hydro prévoit de fermer cinq usines d’extrusion en Europe en 2026, affectant 730 employés, dans le cadre d’une restructuration visant à améliorer sa rentabilité sur un marché sous pression.

Dalkia obtient le contrôle du réseau de chaleur parisien pour €15bn sur 25 ans

La Ville de Paris a attribué à Dalkia la concession de son réseau de chaleur urbain, un contrat de €15bn, écartant le délégataire historique Engie à l’issue d’un processus engagé depuis cinq ans.

Le Suriname prévoit 220 000 barils par jour pour sa stratégie pétrolière d’ici 2028

À l’occasion des 50 ans de son indépendance, le Suriname a annoncé une feuille de route nationale incluant un investissement public majeur pour exploiter ses réserves pétrolières offshore.
en_114026261128540

NU E Power finalise l’acquisition de 500 MW d’actifs et nomme un nouveau PDG

NU E Power Corp. a conclu l’achat de 500 MW d’actifs énergétiques à ACT Mid Market Ltd. et nommé Broderick Gunning comme président-directeur général, marquant une nouvelle phase stratégique pour l’entreprise.

BB Energy réorganise ses opérations à Houston et réduit ses effectifs pétroliers

Le négociant en matières premières BB Energy a supprimé plus d’une douzaine de postes à Houston et transférera certaines fonctions administratives vers l’Europe dans le cadre d’une restructuration stratégique.

La Corée du Sud face à la pression de l’AIE pour libéraliser son marché de l’électricité

Dans sa dernière revue, l’Agence internationale de l’énergie alerte sur les blocages structurels du marché sud-coréen de l’électricité, appelant à des réformes urgentes pour combler le retard sur les renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés.
en_114025251135540

La capacité électrique installée en Chine atteint 3.75 bn kW, en hausse de 17.3 %

La capacité de production électrique de la Chine a enregistré une forte croissance en octobre, portée par l’expansion continue du solaire et de l’éolien, selon les données officielles de l’administration nationale de l’énergie.

Ferrari signe un contrat de dix ans avec Shell pour son électricité verte

Ferrari a conclu un accord avec Shell portant sur la fourniture de 650 GWh d’électricité renouvelable jusqu’en 2034, couvrant près de la moitié des besoins énergétiques de son site de Maranello.

Iberdrola recompose son portefeuille pour devenir un leader des réseaux régulés transatlantiques

En cédant ses actifs au Mexique, en France et en Europe de l’Est, Iberdrola réduit son exposition aux marchés non stratégiques pour renforcer ses positions dans les réseaux régulés au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Brésil, selon une logique d’arbitrage capitalistique ciblé.
en_114025251130540

Iberdrola lance une offre publique pour contrôler 100 % de Neoenergia au Brésil

Iberdrola propose de racheter les 16,2 % restants de Neoenergia pour 32,5 BRL par action, valorisant la transaction à environ €1,03bn afin de simplifier la structure de sa filiale brésilienne.

Paratus reçoit un paiement de $38mn au Mexique via un fonds gouvernemental

Paratus Energy Services a encaissé $38mn via sa filiale Fontis Energy au titre de créances en souffrance au Mexique, grâce à un fonds public visant à stabiliser les paiements aux fournisseurs.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.