Des pays du Golfe testés sur leur Production Pétrolière

L'Arabie Saoudite et les EAU, poids lourds de l'OPEP, font face aux pressions des pays consommateurs pour augmenter leur production de pétrole afin de limiter la hausse des prix. Néanmoins, les spécialistes s'interrogent sur leur réelle capacité de pouvoir revoir leur quotas de production à la hausse. Leur stratégie dans l'exploitation de l'or noir dresse un tableau renseignant sur leur possibilité d'augmenter leur production.

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Les principaux membres de l’OPEP subissent une pression croissante pour contenir la hausse des prix du pétrole. La visite de Joe Biden en Arabie Saoudite à la mi-juillet renforcera la demande envers les producteurs de pétrole.

Parmi eux, l’Arabie Saoudite et les EAU pourraient être sollicités pour augmenter leur production pétrolière. Cependant, les spécialistes du secteur s’interrogent sur la capacité durable de ces deux pays à remplir cet objectif.

La possibilité d’augmenter la production de pétrole

Pour commencer, l’objectif de production de pétrole de l’Arabie Saoudite en août est de 11 millions de b/j. C’est un niveau que le royaume a atteint que deux fois dans son histoire, en novembre 2018 et en avril 2020.

Quant aux Emirats Arabes Unis (EAU), leur quota sera de 3,17 millions de b/j en août, un niveau atteint que pendant cinq mois dans le pays. Les analystes estiment que les deux pays remplieront leurs quotas de production pétrolière.

Ensuite, l’Arabie Saoudite et les EAU ont un rôle de premier plan à jouer sur le marché du pétrole cet été. Face à une demande mondiale en hausse, les sanctions sur le brut russe, les dirigeants du monde appellent ces pays à aller au-delà de ces quotas.

Ils sont les deux seuls producteurs au monde à disposer d’une importante capacité de production de réserve. Néanmoins, une grande partie de la provient de gisements de pétrole non testés. La question qui se pose est de savoir si les deux pays disposent de la marge de manœuvre supplémentaire.

Ainsi, l’Arabie Saoudite revendique une capacité de production de pétrole de plus de 12 millions de b/j. Les EAU affirment qu’ils pompent jusqu’à 4 millions de b/j. Platts Analytics nuance ces données en affirmant que la capacité saoudienne est plus proche de 11,5 millions de b/j.

Ces interrogations sur une montée de la production de pétrole se retrouvent dans les propos de Stephen Brennock, analyste chez PVM Associates.

 » Même s’ils sont capables de produire à des niveaux plus élevés, il y a beaucoup de scepticisme quant à la durabilité d’une telle mesure. « 

La loi de l’Arabie Saoudite sur les hydrocarbures

Premièrement, pour le premier exportateur mondial de pétrole, une loi sur les hydrocarbures renseigne sur sa capacité à augmenter sa production.

Là-dessus, la loi stipule que le pays doit soutenir sa capacité maximale en quelques mois si nécessaire. En outre, cette capacité maximale de production  doit se maintenir pendant un an.

Deuxièmement, l’Arabie Saoudite pourrait viser à augmenter sa production de pétrolière en optimisant la capacité de certains champs. Le pays partage une zone de production neutre avec le Koweït.

Elle dispose d’une capacité de 550.000 b/j, mais qui produit bien en dessous. De plus, le champ de pétrole de Manifa peut répondre aux besoins de barils supplémentaires avec une production jusqu’à 900.000 b/j.

La capacité de production pétrolière des EAU

Pour les analystes, les EAU devraient facilement pomper et maintenir leur production de pétrole à leur quota d’août. Ce constat s’appuie sur les niveaux de productions atteints en 2020. Les EAU produisaient un record historique de pétrole avec 3,84 millions de b/j en avril 2020.

Paul Sheldon, conseiller géopolitique en chef de Platts Analytics, corrobore les capacités de production pétrolière à la hausse de la part des EAU.

 » En fonction de la dynamique du marché et de l’OPEP+, la production pourrait atteindre 3,5 millions de b/j dans un ou deux mois. Elle atteindra un maximum de 4 millions de b/j dans trois mois. « 

De surcroît, Abu Dhabi National Oil Co, le plus grand producteur d’énergie du pays, va investir 127 milliards de dollars sur la période entre 2022 et 2026. Cela portera sur une intensification de l’activité d’exploration et de capacité de production au cours des prochaines années.

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