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CrossBoundary Energy lève $60mn pour accélérer l’unité solaire de Kamoa

Un prêt subordonné de $60mn doit accélérer la livraison d’équipements pour une centrale solaire-stockage de 223 MWp destinée au complexe cuprifère Kamoa-Kakula, renforçant le partenariat financier entre CrossBoundary Energy et Standard Bank South Africa.

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CrossBoundary Energy lève $60mn pour accélérer l’unité solaire de Kamoa

Secteurs Énergie Solaire, Stockage énergie, Batteries, Photovoltaïque
Thèmes Investissements & Transactions, Financement, Développement de projets
Pays Rép. Dém. du Congo

CrossBoundary Energy, développeur de solutions d’énergie renouvelable distribuée, et Standard Bank South Africa ont finalisé le 14 juillet un prêt subordonné de $60mn destiné à accélérer la construction de la centrale solaire et stockage du complexe cuprifère de Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo. Le financement permettra d’engager immédiatement les commandes d’équipements critiques, notamment les modules photovoltaïques, les systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS) et les postes électriques. La centrale affichera une capacité de 223 MWp couplée à 526 MWh de stockage, de quoi assurer une alimentation électrique continue au site minier. Kamoa Copper a signé un contrat d’achat d’électricité de 17 ans pour ce projet, dont la mise en service est désormais attendue plusieurs mois plus tôt que prévu.

Financement accéléré pour sécuriser les équipements

Le prêt intervient moins de 18 mois après la mise en place, par la même banque, d’une dette senior de $141mn afin d’appuyer l’expansion régionale du portefeuille de CrossBoundary Energy. En combinant financement mezzanine et dette senior, les partenaires recherchent une structure de capital qui limite les risques de construction tout en abaissant le coût moyen de l’électricité livrée. Le modèle illustre l’évolution des stratégies d’approvisionnement énergétique des groupes miniers opérant dans des zones à infrastructure limitée. En remplaçant progressivement les générateurs diesel, le site devrait réduire de façon significative ses émissions de CO₂ et ses frais d’exploitation combustible.

La République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, voit dans ce montage un précédent pour sécuriser des investissements énergétiques adaptés aux objectifs de croissance du secteur minier. Les autorités estiment que l’industrialisation locale dépendra d’un accès fiable à une énergie bas-carbone, condition majeure pour attirer de nouveaux capitaux. Les centrales hybrides solaires et stockage s’imposent ainsi comme alternative crédible aux centrales thermiques, longtemps uniques sources d’alimentation de base hors réseau. Selon CrossBoundary Energy, son portefeuille atteint désormais plus de 500 MW répartis dans 18 pays africains.

Un précédent pour l’industrie minière congolaise

Les achats anticipés d’équipements, rendus possibles par le prêt subordonné, visent à sécuriser la chaîne logistique face aux tensions persistantes sur les marchés de modules et de batteries. La réduction des délais de livraison devrait permettre une mise en production commerciale dès le second semestre 2026. Standard Bank South Africa, principale banque de financement de projets sur le continent, confirme par cette opération son intérêt croissant pour les actifs énergétiques distribués. Le prêteur souligne que les mines africaines représentent aujourd’hui l’un des segments les plus dynamiques pour les solutions solaires à stockage intensif.

Les analystes du secteur jugent que l’adoption de contrats à long terme indexés sur la disponibilité plutôt que sur la production favorise la bancabilité de ce type d’infrastructure. Au-delà du cas de Kamoa-Kakula, plusieurs exploitations métalliques envisagent déjà des projets similaires pour réduire leurs coûts énergétiques volatils. L’essor de structures de financement en phase de pré-approvisionnement pourrait devenir la norme afin de conserver un avantage concurrentiel dans la fourniture d’actifs critiques. L’expérience congolaise sera suivie de près par les investisseurs cherchant des rendements stables tout en alignant leurs portefeuilles sur des objectifs de décarbonation industrielle.

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