Le groupe énergétique tchèque CEZ a annoncé avoir remporté une procédure d’arbitrage contre la société russe Gazprom, obtenant des dommages-intérêts de plus d’un milliard de couronnes (environ 42,16 millions de dollars).
Cette décision fait suite à la réduction significative des livraisons de gaz par Gazprom en 2022, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. CEZ avait dû compenser ce déficit en achetant du gaz à des prix élevés sur le marché, ce qui avait engendré des surcoûts importants pour l’entreprise.
Un arbitrage favorable à CEZ
Le tribunal arbitral de la Chambre de commerce internationale (CCI) a pleinement soutenu la demande de CEZ, ordonnant à Gazprom de payer les dommages-intérêts, ainsi que les intérêts et les frais de procédure.
La société tchèque a indiqué qu’en cas de non-respect volontaire de cette décision par Gazprom, elle engagerait les démarches nécessaires pour faire exécuter la sentence arbitrale.
Un contexte de diversification énergétique
Jusqu’en 2022, la République tchèque était largement dépendante du gaz russe, acheminé principalement via le gazoduc Nord Stream et l’Allemagne. Avec la réduction des approvisionnements en provenance de Russie, le pays a diversifié ses sources en s’approvisionnant en gaz par pipeline et en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d’autres régions.
Gazprom n’a pas immédiatement réagi à cette décision d’arbitrage. CEZ avait initié la procédure en février 2023 afin d’obtenir une compensation pour les pertes subies.