La Commission européenne a annoncé le lancement d’un nouvel appel à propositions doté de 600 mn €, destiné à soutenir des projets énergétiques d’envergure à dimension transfrontalière. Cette initiative, gérée par l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA), s’inscrit dans le cadre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe – Énergie (Connecting Europe Facility for Energy, ou CEF Energy). Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 16 septembre 2025 à 17h00 (heure d’Europe centrale), avec une annonce des résultats prévue au début de l’année 2026.
Des projets d’interconnexion priorisés
Seuls les projets figurant sur la première liste officielle des Projets d’Intérêt Commun (Projects of Common Interest, PCI) et des Projets d’Intérêt Mutuel (Projects of Mutual Interest, PMI) sont éligibles. Les PCI concernent les infrastructures reliant les réseaux énergétiques de deux États membres ou plus, tandis que les PMI relient un ou plusieurs pays de l’Union européenne à des pays tiers voisins. Tous ces projets bénéficient de conditions de traitement préférentielles, notamment des délais de permis réduits et un cadre réglementaire optimisé.
L’appel couvre à la fois les études de faisabilité et les travaux de construction. Une session d’information en ligne est prévue le 22 mai 2025 afin de détailler le cadre politique de l’appel et de clarifier les modalités d’évaluation et de sélection.
Une enveloppe étendue jusqu’en 2027
Le CEF Energy dispose d’un budget total de 5,88 mds € pour la période 2021-2027. Ce mécanisme soutient des projets stratégiques censés renforcer la sécurité d’approvisionnement et l’intégration des marchés européens. La sixième liste adoptée par l’Union, première à inclure des PMI sous le règlement révisé sur les réseaux transeuropéens de l’énergie (TEN-E), recense 166 projets, dont 85 liés à l’électricité et aux réseaux intelligents.
Des projets structurants sous examen législatif
Pour la première fois, 65 projets liés à l’hydrogène et aux électrolyseurs sont inclus, aux côtés de 14 projets de réseaux de transport de dioxyde de carbone. Cette liste, adoptée sous forme d’acte délégué, est désormais soumise à l’examen du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne. Les institutions disposent de deux mois, prolongeables à quatre, pour accepter ou rejeter la liste dans son ensemble.
Le commissaire européen à l’énergie et au logement, Dan Jørgensen, a déclaré : « Construire les maillons manquants pour permettre des flux énergétiques sans interruption entre les États membres est fondamental, et le rôle du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe est déterminant dans cette dynamique ».