Barrage en RDC: Fortescue pour le Projet Grand Inga

Le groupe australien Fortescue Metals a déclaré qu'il était en pourparlers pour développer un barrage en RDC : le projet Grand Inga.|Le groupe australien Fortescue Metals a déclaré qu'il était en pourparlers pour développer un barrage en RDC : le projet Grand Inga.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

Un barrage en RDC pourrait voir le jour. Le groupe australien Fortescue Metals a déclaré qu’il était en pourparlers avec le gouvernement de la République démocratique du Congo. Il espère être choisi pour développer un projet hydroélectrique qui pourrait devenir le plus grand du monde.

 

Barrage en RDC : Fortescue négocie pour développer le projet Grand Inga

Fortescue Metals Group confirme que des discussions sont en cours avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Fortescue Future Industries s’est vu accorder des droits exclusifs pour le développement potentiel de l’énorme projet Grand Inga.

Grand Inga contient sept centrales hydroélectriques potentielles. Il pourrait générer plus de 40 000 MW d’électricité pour alimenter les populations importantes du continent africain. S’il est achevé, le projet éclipsera la production d’électricité combinée des Trois Gorges en Chine et d’Itaipu en Amérique Latine.

 

La perte d’une participation de 73 millions de dollars

Cependant, la RDC a eu des difficultés à obtenir des financements pour ce projet. La Banque mondiale a annulé sa participation de 73 millions de dollars en 2016. En cause, des études environnementales et sociales après le placement de l’agence Inga sous le contrôle direct de Kabila.

Faute de centrales hydroélectriques, la RDC n’est pas en mesure d’éclairer la grande majorité de ses 80 millions d’habitants. Pour pallier ce déficit, le gouvernement a envisagé de construire six barrages supplémentaires. Mais ces projets ont été retardés plusieurs fois par des difficultés de financements et des différends avec les partenaires.

 

Deux barrages pour 1 800 MW

Les deux barrages existants, achevés en 1972 et 1982, ont une capacité installée combinée de près de 1 800 MW. En 2018, des consortiums chinois et espagnols ont signé un accord pour développer un troisième barrage, appelé Inga 3.

Mais les travaux n’ont pas encore commencé en raison de questions sur la viabilité financière. Par ailleurs, l’une des principales entreprises espagnoles de l’accord, Actividades de Construccion y Servicios, s’est retirée du projet l’année dernière.

 

Barrage en RDC :  80 milliards de dollars d’investissements

L’implication de Fortescue est le dernier rebondissement dans les efforts déployés par le Congo depuis des décennies pour développer Inga. L’expansion proposée représenterait environ le double du barrage chinois des Trois Gorges, actuellement le plus grand du monde. Les coûts totaux de développement ont été estimés à un maximum de 80 milliards de dollars.

Les discussions avec Fortescue pourraient marquer un nouveau changement de direction de la part du gouvernement congolais. S’il est achevé, le barrage du Grand Inga pourrait contribuer à combler les pénuries d’électricité. Ces dernières entravent considérablement le développement du Congo et de l’Afrique plus généralement.

 

Rencontre avec le président de la RDC

Le président de Fortescue, Andrew Forrest, a rencontré récemment le président de la RDC, Felix Tshisekedi, pour discuter du projet. M. Forrest a déclaré que Fortescue utiliserait l’énergie d’Inga pour produire de l’hydrogène qui serait exporté mondialement. Il a notamment déclaré aux journalistes :

« Le coût en capital de ce projet s’élèvera à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Les emplois directs et indirects se compteront par centaines de milliers. »

 

Fortescue veut développer son secteur d’énergies renouvelables

Andrew Forrest souhaite contribuer à relancer le projet hydroélectrique, dans le cadre de sa stratégie de développement des énergies vertes. Il est à la recherche de projets renouvelables à grande échelle.

En effet, il s’est fixé pour objectif de transformer Fortescue. Il veut passer du statut de quatrième expéditeur mondial de minerai de fer, à celui d’important producteur d’énergie propre. La société a déclaré qu’elle mettrait de côté 10 % de ses bénéfices annuels pour investir dans des initiatives écologiques.

 

Plusieurs obstacles malgré les promesses gouvernementales

Aucun accord officiel n’a encore été conclu. Le projet pourrait rencontrer d’autres obstacles, le Congo se classant régulièrement parmi les pays les plus corrompus pour les affaires. La gestion du projet Inga a également été critiquée sous Kabila pour son manque de transparence.

 

D’autres négociations en cours

Cependant, M. Tshisekedi a promis de connecter la moitié de la population au réseau au cours de la prochaine décennie. Le développement de Grand Inga est l’une de ses priorités, selon ses conseillers. Il ne négocie pas qu’avec Fortescue.

L’année dernière, il a rencontré des responsables de fabricants de turbines allemands et des entreprises de gaz naturel. Elles chercheraient elles aussi à produire de l’hydrogène vert dans son pays.

 

Les actifs renouvelables post-CfD exposent les investisseurs à un risque de marché accru

La sortie progressive des contrats CfD transforme des actifs stables en infrastructures exposées à une volatilité accrue, remettant en cause les rendements attendus et les modèles de financement traditionnels du secteur renouvelable.

Le Canada réforme sa loi sur l’efficacité énergétique pour adapter sa politique aux marchés numériques

Le gouvernement canadien introduit une révision législative majeure de la Loi sur l’efficacité énergétique afin de soutenir sa stratégie nationale et s’aligner sur les réalités du commerce numérique.

Québec maintient seul un prix carbone à la pompe malgré la fin de la taxe fédérale

Québec devient l’unique province canadienne où le prix du carbone continue de s’appliquer directement aux carburants, dans un contexte où Ottawa a supprimé la taxe carbone grand public depuis avril 2025.
en_114027272629540

L’Inde investit $872mn pour produire localement ses aimants aux terres rares

New Delhi lance un plan d’incitations de 72,8 Md INR pour créer une capacité nationale de 6 000 tonnes d’aimants permanents, face aux restrictions croissantes imposées par la Chine sur les exportations de composants critiques.

Les contrats long terme redessinent le risque électrique sur 30 ans face à la volatilité

L’essor des CfD, PPA et mécanismes de capacité traduit un basculement structurel : les marchés ne couvrent plus les besoins de financement à 10–30 ans, alors que les prix spot ont bondi de 400 % en Europe depuis 2019.

Berlin prévoit l’acquisition de 25,1 % de TenneT Allemagne début 2026

L’Allemagne prévoit de finaliser l’achat de 25,1 % de la filiale allemande de TenneT pour 5,8 milliards €, afin de renforcer son contrôle sur les infrastructures critiques du réseau électrique national.
en_114026271130540

Le Ghana réorganise son secteur électrique autour du gaz pour contenir son déficit

Le gouvernement ghanéen met en œuvre une réforme de son système énergétique visant à renforcer l’usage du gaz naturel local, espérant réduire les coûts de production d’électricité et limiter le déséquilibre financier du secteur.

Le Suriname prévoit 220 000 barils par jour pour sa stratégie pétrolière d’ici 2028

À l’occasion des 50 ans de son indépendance, le Suriname a annoncé une feuille de route nationale incluant un investissement public majeur pour exploiter ses réserves pétrolières offshore.

Le FAD accorde 7,41 millions $ au Libéria pour achever une centrale hydroélectrique

Le Libéria reçoit un prêt complémentaire du Fonds africain de développement pour finaliser les travaux d’une centrale hydroélectrique et ses infrastructures associées, retardés par des dépassements de coûts.
en_1140251141540

La Corée du Sud face à la pression de l’AIE pour libéraliser son marché de l’électricité

Dans sa dernière revue, l’Agence internationale de l’énergie alerte sur les blocages structurels du marché sud-coréen de l’électricité, appelant à des réformes urgentes pour combler le retard sur les renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés.

La capacité électrique installée en Chine atteint 3.75 bn kW, en hausse de 17.3 %

La capacité de production électrique de la Chine a enregistré une forte croissance en octobre, portée par l’expansion continue du solaire et de l’éolien, selon les données officielles de l’administration nationale de l’énergie.

Trump relance l’offshore américain avec un plan de 34 ventes entre 2026 et 2031

Le programme offshore 2026-2031 propose d’ouvrir plus d’un milliard d’acres à l’exploration pétrolière, déclenchant une bataille réglementaire entre Washington, les États côtiers et les groupes juridiques spécialisés.
en_1140241131540

Le Mozambique centralise ses infrastructures gazières pour sécuriser l’axe Beira–Rompco

Le gouvernement du Mozambique regroupe ses actifs de transport et de regazéification gazière dans un véhicule public, consolidant l’axe stratégique Beira–Rompco pour soutenir les projets Rovuma et répondre à la dépendance sud-africaine.

NESO lance une consultation nationale pour planifier l’infrastructure énergétique régionale

Le gestionnaire britannique NESO engage un processus de consultation pour définir la méthodologie de onze futurs plans stratégiques régionaux destinés à coordonner les besoins énergétiques en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles.

COP30 verrouille l’adaptation, contourne les fossiles et ouvre un front réglementaire climatique

La conférence de Belém acte un compromis entre adaptation budgétairement encadrée, retrait des ambitions sur les fossiles et ouverture d’un dialogue climat–commerce susceptible de déclencher de nouveaux contentieux réglementaires.
en_1140221145540

Le Royaume-Uni sommé d’arbitrer entre capture carbone et carburants d’aviation

Une étude de l’Oxford Institute for Energy Studies révèle que la valorisation énergétique des déchets avec captage de CO₂ offre un bénéfice climatique presque double par rapport à leur transformation en carburants d’aviation.

Le Sipperec renouvelle son contrat de concession d’électricité avec EDF et Enedis

Signé pour 25 ans, le nouveau contrat de concession du Sipperec avec EDF et Enedis couvre 87 communes franciliennes et engage les parties sur la gestion et l’évolution du réseau public de distribution d’électricité jusqu’en 2051.

La CRE dresse le bilan du redémarrage progressif des marchés de détail de l’énergie

La Commission de régulation de l’énergie publie son rapport 2023-2024 et détaille les impacts de la crise sur les marchés du gaz et de l’électricité, ainsi que les mesures mises en œuvre pour soutenir la concurrence et restaurer la confiance des consommateurs.
en_114019181127540

Plus de 80 pays poussent pour une feuille de route sur la sortie des fossiles à la COP30

Réunis à Belém, des États d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe soutiennent l’adoption d’un calendrier de retrait progressif des combustibles fossiles, malgré la résistance attendue de plusieurs pays producteurs.

Les Européens resserrent l’étau autour de l’Iran avec une résolution AIEA ciblée

L’E3 et les États-Unis déposent une résolution à l’AIEA pour formaliser la non-coopération iranienne après les frappes de juin, consolidant les bases juridiques d’un durcissement des sanctions énergétiques et financières.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.