Après Israël, le Liban veut délimiter sa frontière maritime avec la Syrie

Le Liban veut délimiter sa frontière maritime avec la Syrie, après avoir conclu un accord similaire avec Israël.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

Le Liban veut délimiter sa frontière maritime avec la Syrie, après avoir conclu un accord similaire avec Israël afin d’entamer l’exploitation d’hydrocarbures en Méditerranée, a déclaré à l’AFP le principal négociateur libanais.

L’accord signé en octobre par l’intermédiaire des Etats-Unis entre Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, va apporter “stabilité et espoir” dans la région, a indiqué Elias Bou Saab dans une interview mardi soir.

Beyrouth souhaite à présent délimiter ses frontières ouest avec Chypre et nord avec la Syrie pour élargir la prospection gazière.

“Le gouvernement libanais doit communiquer directement et publiquement avec le gouvernement syrien (…) et délimiter publiquement les frontières maritimes”, a affirmé M. Bou Saab, vice-président du Parlement.

“Tout futur gouvernement doit entreprendre cette tâche et faire passer l’intérêt du Liban en premier”, a-t-il ajouté, appelant à “laisser les conflits politiques régionaux hors de cette affaire”.

La Syrie qui pendant des décennies exercé une tutelle sur le Liban, a refusé à plusieurs reprises de délimiter ses frontières terrestres et maritimes avec le petit pays voisin.

Selon M. Bou Saab, la zone maritime contestée entre le Liban et la Syrie représente “peut-être plus de 800 kilomètres carrés”. Elle pourrait être “plus grande que la zone contestée avec Israël.”

Réserves

Le Liban ne peut pas commencer l’exploration gazière dans les blocs nord sans régler son différend frontalier avec la Syrie, a déclaré M. Bou Saab.

La présidence libanaise a annoncé fin octobre qu’une délégation se rendrait à Damas pour discuter de la question, mais le voyage n’a pas eu lieu.

M. Bou Saab a expliqué que Damas avait “des exigences et des réserves”, sans préciser lesquelles.

Depuis que la Syrie a retiré ses troupes du Liban en 2005, sous la pression de la rue et de la communauté internationale, les dirigeants libanais sont profondément divisés sur la relation avec le pouvoir syrien.

Le puissant mouvement armé pro-iranien Hezbollah combat aux côtés du pouvoir en Syrie mais d’autres partis sont opposés à un rapprochement avec Damas.

L’accord d’Israël n’aurait pu être conclu sans l’assentiment du Hezbollah qui l’a qualifié de “victoire”.

M. Bou Saab a souligné que, bien que selon lui l’accord ne constitue pas une reconnaissance d’Israël, il est considéré comme “une percée”.

Après cet accord, le Liban s’est entendu avec Chypre autour d’une formule commune pour le tracé de leur frontière maritime.

Mais Beyrouth a besoin d’un accord avec la Syrie pour pouvoir tracer sa Zone économique exclusive (ZEE) avec Chypre.

“En une seule journée, nous avons convenu de changer notre frontière avec Chypre”, sur la base des nouvelles coordonnées avec Israël, a dit M. Bou Saab.

Le Qatar en lice

Les responsables libanais misent sur les ressources offshore potentielles pour tenter de relancer l’économie de leur pays qui s’est effondrée depuis 2019.

Mais le pays est sans président depuis début novembre, et dirigé par un gouvernement démissionnaire qui expédie les affaires courantes sans pouvoir prendre de décisions importantes.

L’accord entre Israël et le Liban va permettre à Beyrouth d’entamer l’exploration d’hydrocarbures dans le champ de Cana, dont une partie se situe dans les eaux territoriales d’Israël, en contrepartie du versement à l’Etat hébreu d’une compensation.

La viabilité commerciale du réservoir de Cana n’a pas encore été confirmée et les analystes ont averti qu’il faudrait des années avant que le Liban entre dans la phase d’exploitation.

Un consortium international a été formé par le groupe français Total, l’italien ENI et le russe Novatek, mais ce dernier s’en est retiré.

Novatek sera remplacé par une compagnie du Qatar, qui détiendra 30% du bloc après avoir conclu un accord avec TotalEnergies et Eni, a déclaré M. Bou Saab selon lequel le consortium devrait commencer ses opérations “dans trois à quatre mois”.

Doha “aura 30% après un accord entre les trois sociétés, tandis qu’Eni et Total détiendront chacun 35%”, a-t-il expliqué.

D’autres Etats arabes du Golfe pourraient investir dans les ressources offshore du Liban, selon lui.

Berlin relève les revenus autorisés des réseaux électriques à partir de 2029

L’Allemagne autorisera une hausse d’au moins 1,4 % des revenus de ses opérateurs de réseaux à partir de 2029, tout en renforçant les exigences d’efficacité dans un compromis destiné à débloquer les investissements sans alourdir excessivement les tarifs.

La surcapacité électrique française force une révision stratégique avant fin décembre

Face à un excédent structurel d’électricité, le gouvernement s’engage à publier une nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie d’ici Noël, alors que l’alignement entre offre, demande et investissements devient un enjeu industriel et budgétaire majeur.

Les divisions sur les énergies fossiles bloquent l’adoption d’un rapport de l’ONU

Un rapport scientifique majeur du Programme des Nations unies pour l’environnement n’a pas été validé par les États membres, en raison de désaccords profonds sur les énergies fossiles et d’autres sujets sensibles.
en_114099991236540

RTE appelle à une électrification accélérée pour réduire la dépendance aux fossiles

RTE alerte sur le retard de la France dans l’électrification des usages, pourtant essentielle pour limiter les importations d’hydrocarbures et soutenir sa stratégie de réindustrialisation.

L’Inde annule 6,3 GW de connexions renouvelables, signalant un virage réglementaire

L’autorité centrale indienne a annulé 6,3 GW de connexions réseau pour projets renouvelables depuis 2022, une décision qui reflète un durcissement réglementaire et une volonté de recentrer la responsabilité sur les développeurs.

Le Brésil lance une feuille de route pour réduire sa dépendance au pétrole

Le gouvernement brésilien a reçu l'ordre de définir sous deux mois un plan de réduction progressive des combustibles fossiles, appuyé par un fonds national de transition énergétique alimenté par les recettes pétrolières.
en_114088881233540-2

L’Allemagne en retard sur la directive RED III, une application rétroactive probable

Le gouvernement allemand pourrait manquer l’échéance de janvier 2026 pour transposer la directive RED III, provoquant des incertitudes sur les obligations de biocarburants et perturbant les marchés.

L’Italie attribue 8,6GW de capacités renouvelables lors de son appel d’offres Fer-X

L’Italie a alloué 82 % des capacités solaires et éoliennes proposées dans le cadre de son appel d’offres Fer-X, totalisant 8,6GW, avec des prix de rachat compétitifs et une forte concentration des projets dans le sud du pays.

Paris missionne Jean-Bernard Lévy pour revoir les subventions aux renouvelables

Face à l’alourdissement des dépenses publiques, le gouvernement français mandate deux experts pour réévaluer le dispositif de soutien aux énergies renouvelables électriques et au stockage, avec des propositions attendues sous trois mois.
en_11404441234540

L’armée polonaise s’engage à sécuriser le réseau électrique face à la menace des drones

L'opérateur national PSE s'associe aux forces armées pour protéger les postes de transformation, alors que les infrastructures critiques sont ciblées par des actes de sabotage attribués à des ingérences extérieures.

La Norvège lance une commission pour planifier l’après-pétrole

Le gouvernement norvégien met en place une commission chargée d’anticiper le déclin des hydrocarbures et d’évaluer les options économiques pour le pays dans les prochaines décennies.

Le Kazakhstan lance des appels d’offres pour 3 GW de capacités renouvelables d’ici 2026

Le Kazakhstan prévoit d’allouer 3 GW de projets éoliens et solaires d’ici fin 2026 par appels d’offres, avec un premier lot d’1 GW en 2025, dans un contexte de modernisation de son système électrique.
en_114022221229540

Les pannes électriques aux États-Unis atteignent un record de 11 heures par client en 2024

Les ouragans Beryl, Helene et Milton ont représenté 80 % des coupures d’électricité enregistrées en 2024, un pic inédit en dix ans selon les données fédérales.

France : la CRE lance un dispositif transitoire pour encadrer les fournisseurs

La Commission de régulation de l’énergie introduit un contrôle prudentiel temporaire sur les fournisseurs de gaz et d’électricité, via un « guichet à blanc » ouvert dès décembre, en attendant la transposition des règles européennes.

Carney et Smith débloquent un pipeline vers l’Asie et modifient la loi sur les tankers

L’accord Carney–Smith lance un nouvel oléoduc vers l’Asie, supprime les plafonds d’émissions pétrogazières et amorce une réforme de la loi interdisant les tankers sur la côte nord du Pacifique.
en_114028281130540

Les actifs renouvelables post-CfD exposent les investisseurs à un risque de marché accru

La sortie progressive des contrats CfD transforme des actifs stables en infrastructures exposées à une volatilité accrue, remettant en cause les rendements attendus et les modèles de financement traditionnels du secteur renouvelable.

Le Canada réforme sa loi sur l’efficacité énergétique pour adapter sa politique aux marchés numériques

Le gouvernement canadien introduit une révision législative majeure de la Loi sur l’efficacité énergétique afin de soutenir sa stratégie nationale et s’aligner sur les réalités du commerce numérique.

Québec maintient seul un prix carbone à la pompe malgré la fin de la taxe fédérale

Québec devient l’unique province canadienne où le prix du carbone continue de s’appliquer directement aux carburants, dans un contexte où Ottawa a supprimé la taxe carbone grand public depuis avril 2025.
en_114027272629540

L’Inde investit $872mn pour produire localement ses aimants aux terres rares

New Delhi lance un plan d’incitations de 72,8 Md INR pour créer une capacité nationale de 6 000 tonnes d’aimants permanents, face aux restrictions croissantes imposées par la Chine sur les exportations de composants critiques.

Les contrats long terme redessinent le risque électrique sur 30 ans face à la volatilité

L’essor des CfD, PPA et mécanismes de capacité traduit un basculement structurel : les marchés ne couvrent plus les besoins de financement à 10–30 ans, alors que les prix spot ont bondi de 400 % en Europe depuis 2019.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.