Afghanistan: Haut Potentiel Énergétique

L'Afghanistan regorgerait de minéraux inexploités. Estimées à $3 trillions par l’ancien ministre Wahidullah Shahrani.|L'Afghanistan regorgerait de minéraux inexploités. Estimées à $3 trillions par l’ancien ministre Wahidullah Shahrani.

Partager:

Abonnez-vous pour un accès illimité à toute l'actualité du secteur de l'énergie.

Plus de 150 articles et analyses multisectorielles chaque semaine.

Votre 1ère année à 99€*

puis 199€/an

*renouvellement à 199€/an, annulation avant échéance.

L’Afghanistan regorgerait de minéraux inexploités. Estimées à $3 trillions par l’ancien ministre Wahidullah Shahrani, les ressources naturelles du pays représentent un atout énergétique des plus intéressants. Mais le pays est en proie à l’instabilité depuis le retour des talibans au pouvoir.

 

L’Afghanistan peut miser sur l’énergie

L’Afghanistan est une mine de ressources fossiles inexploitées, des métaux tels que le cuivre et l’or, ou le pétrole et le charbon. Mais surtout, l’Afghanistan peut devenir un fournisseur majeur des métaux rares nécessaire à l’exploitation des énergies renouvelables. Entre lithium, uranium, plomb, zinc et bauxite.

La crise sanitaire ayant fait monter en flèche le prix de l’énergie, c’est l’opportunité pour l‘Afghanistan de tirer son épingle du jeu. Des ressources qui permettraient de relancer l’économie du pays. Mais aussi de relancer l’afghani dont le cours pourrait être impacté par le contexte politique.

 

Des investissements à long terme en vue

Miser sur les ressources de l’Afghanistan représente un investissement lucratif et bénéfique à long terme. Si l’on prend le cuivre, le consortium  Metallurgical of China (MCC) a déjà investi dans un projet de 30 ans depuis 2008. Le projet Aynak est ainsi le plus important projet de cuivre du pays. Représentant 11 millions de tonnes de cuivre, soit environ 100 milliards de dollars.

 

De grandes réserves de métaux rares

Un rapport de 2019 du ministère des Mines et du pétrole a estimé à presque 30 millions de tonnes les ressources en cuivre. Une estimation soutenue par la feuille de route du ministère estimant qu’il y a encore 28,5 millions tonnes dans les gisements de porphyre.

Combinés, ces chiffres représentent 60 millions de tonnes de cuivre, soit des centaines de milliards de dollars.

 

L’Arabie Saoudite du lithium

En 2010, un mémo du département de la défense américaine a décrit l’Afghanistan comme une “Arabie Saoudite du lithium”. Aux mots choisis, les États-Unis ont présenté le pays comme un important fournisseur mondial en métal de batteries.

Un parallèle qui a été dressé alors que le lithium n’était pas encore utilisé pour les véhicules électriques et la transition énergétique.

Également, une étude géologique américaine de 2017/2018 a constaté des gisements de spodumène. Ce minéral contenant lithium n’a cependant pas pu être estimé en termes quantitatifs, et n’a pas été mentionné côté afghan. Cependant, l’Afghanistan a annoncé détenir 1,4 million de tonnes de terres rares, avec près de 17 éléments utilisés dans l’électronique et l’équipement militaire.

 

Un frein sur le militaire ?

Néanmoins, l’exploitation de ces ressources pourrait se limiter à l’électronique. Si l’on s’en tient à l’interview de Wahidullah Shahrani en 2010. La BBC s’est interrogée sur la potentielle exploitation de ces ressources dans le cadre de l’affrontement entre les forces onusiennes et les Talibans. Une possibilité mise de côté par l’ancien ministre, qui a localisé les gisements dans les « zones les plus sécurisées du pays ».

Or aujourd’hui, les talibans gouvernent le pays.

 

De l’Or

En parallèle, un rapport de 2019 du ministère afghan fait état de près de 2700 kg d’or, soit 170 millions de dollars pour le pays. Une ressource minime, comparée au minerai de fer, estimé à 2,2 milliards de tonnes, soit 350 milliards de dollars sur le marché actuel. À cela, il faut ajouter les nombreuses sources de métaux comme l’aluminium et le zinc, qui sont localisés dans de nombreuses aires du pays.

 

Fort potentiel en gaz et pétrole

Le pays abrite 16 trillions de pieds cubes de gaz naturel et 500 millions de barils de gaz naturel liquide. On peut également ajouter le milliard et demi de barils de pétrole, évalué à 107 milliards de dollars. D’après ces rapports, ces gisements de pétrole se trouvent majoritairement dans le bassin afghan tadjik, dont l’exploitation serait bénéfique à la communauté locale.

Du lithium, du pétrole, du gaz et des pierres précieuses

Enfin, l’Afghanistan est une mine historique de lapis-lazuli, rubis et émeraudes. Des pierres précieuses à 150 dollars le carat. Or pour le moment, son exploitation n’est pas organisée totalement par les autorités. En d’autre terme, la plupart des mines sont illégales.

En somme, l’Afghanistan est un pays riche de ses ressources fossiles. Certaines sont même indispensables pour la transition énergétique enclenchée.

Plus souvent pointé du doigt pour sa situation politique que pour son potentiel en affaires, le pays représente une mine presque vierge d’exploitation. Ayant peu de projets miniers sur place, l’Afghanistan pourrait tirer son épingle du jeu. Ainsi devenir l’un des principaux fournisseur énergétique de demain.

Le Brésil démantèle un réseau criminel de 52 milliards BRL dans les carburants

Les autorités brésiliennes ont lancé une vaste opération ciblant un système de blanchiment lié au secteur des carburants, impliquant des fonds d’investissement, des fintechs et plus de 1 000 stations-services à travers le pays.

Le gaz naturel et le solaire bénéficient d’un large soutien aux États-Unis

Une étude nationale du cabinet Davies Group révèle que les Américains soutiennent massivement le développement simultané des énergies renouvelables et fossiles, avec un appui marqué pour le gaz naturel et l’énergie solaire.

Séoul impose une réduction de 25 % des capacités pétrochimiques pour stabiliser le secteur

Le gouvernement sud-coréen contraint dix groupes pétrochimiques à réduire jusqu’à 3,7 millions de tonnes de vapocraquage par an, assortissant ses aides financières et fiscales à des restructurations rapides et documentées.
en_1140200831540

Washington prolonge les ordres d’urgence pour renforcer le réseau électrique portoricain

Le Département de l’Énergie des États-Unis a prolongé jusqu’en novembre les mesures d’urgence permettant d’assurer la stabilité du réseau électrique de Porto Rico face aux risques de surcharge et de pannes récurrentes.

Modi défend l’autonomie énergétique indienne face à la pression tarifaire américaine

Sous la menace d’une hausse des droits de douane américains, New Delhi accélère sa stratégie d’indépendance énergétique pour réduire sa dépendance aux importations, notamment de pétrole russe.

Accord de 800 millions de dollars : Tsingshan déclenche une recomposition énergétique au Zimbabwe

Avec un nouvel accord d’investissement de 800 millions $, Tsingshan étend l’aciérie de Manhize et entraîne une demande énergétique de plus de 500 MW, forçant le Zimbabwe à accélérer sa stratégie électrique.
en_1140170831540

États-Unis : les BESS compensent le ralentissement solaire et éolien en 2025

Les capacités de stockage électrique américaines bondiront de 68% cette année selon Cleanview, compensant largement le freinage des projets solaires et éoliens sous l'administration Trump.

Panne électrique massive en Irak après la perte de 6.000 MW de capacité

Une panne généralisée a privé l’Irak d’électricité pendant plusieurs heures, affectant presque tout le pays en raison d’une consommation record liée à une vague de chaleur extrême.

Les États-Unis enquêtent sur les importations solaires d’Inde, d’Indonésie et du Laos

Washington lance des procédures antidumping contre trois pays asiatiques. Marges jusqu'à 190% identifiées. Décisions finales attendues en avril 2026 avec impacts majeurs sur les chaînes d'approvisionnement.
en_1140990846540

Les recettes pétrolières et gazières russes reculent de 27% en juillet 2025

Les revenus générés par le pétrole et le gaz en Russie ont enregistré une baisse marquée en juillet, exerçant une pression directe sur l'équilibre budgétaire du pays selon les chiffres officiels.

Les États-Unis franchissent deux pics historiques de demande d’électricité en juillet 2025

La consommation d’électricité américaine a atteint des niveaux sans précédent lors de la dernière semaine de juillet, portée par une vague de chaleur et la croissance d’activités industrielles.

New York Power Authority présente un plan de 7GW pour les investissements publics dans les énergies renouvelables

La New York Power Authority vise près de 7GW de capacité en dévoilant un plan incluant 20 projets renouvelables et 156 initiatives de stockage, marquant une nouvelle étape dans l’investissement public de l’État.
en_114050831540

La Guyane vise l’autonomie électrique avec une centrale biomasse de 120 MW dès 2026

La Guyane prévoit d’atteindre un mix électrique totalement décarboné d’ici 2027, portée par la construction d’une centrale biomasse et la progression des énergies renouvelables sur son territoire.

Ember : le retard des ambitions nationales freine le triplement mondial des renouvelables

La progression des objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables reste marginale, avec seulement 2% d’augmentation depuis la COP28, menaçant la réalisation du triplement des capacités d’ici 2030 et impactant la sécurité énergétique.

Le rapport du Department of Energy remet en question l’impact économique du CO2 et la portée des politiques climatiques américaines

Un rapport du Department of Energy affirme que les actions américaines sur les gaz à effet de serre auraient un impact mondial limité, tout en soulignant un écart entre les perceptions et les réalités économiques du réchauffement climatique.
en_1140320732540

Le marché des énergies renouvelables MENA atteindra 59,9 milliards USD en 2030 grâce à l’hydrogène et au solaire

Les investissements dans les énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devraient atteindre 59,9 milliards USD d’ici 2030, portés par les stratégies nationales, l’essor du solaire, de l’hydrogène vert et de nouveaux projets industriels régionaux.

Demande mondiale d’électricité en forte hausse jusqu’en 2026 malgré les tensions économiques

La demande mondiale d’électricité devrait croître de façon soutenue jusqu’en 2026, tirée par l’essor industriel, les centres de données, la mobilité électrique et la climatisation, avec un apport croissant des renouvelables, du gaz naturel et du nucléaire.

La demande d’électricité atteint 2 362 MW au Kenya, KenGen mise sur les renouvelables

Le Kenya enregistre un record historique de consommation électrique, porté par la progression industrielle et une forte contribution des centrales géothermiques et hydrauliques exploitées par la Kenya Electricity Generating Company PLC.
en_114030072043540

La demande énergétique industrielle européenne atteint un nouveau plancher en 2023

La consommation d’énergie finale du secteur industriel européen a diminué de 5% en 2023, atteignant un niveau inédit depuis trois décennies, avec un rôle croissant des énergies renouvelables dans certains segments clés.

France : RTE lance un débat public autour de 90 milliards € d’investissements réseau

Réseau de transport d’électricité prévoit un plan de modernisation à long terme de ses infrastructures. Un débat public national débutera le 4 septembre pour interroger les modalités, enjeux et conditions de mise en œuvre.

Connectez-vous pour lire cet article

Vous aurez également accès à une sélection de nos meilleurs contenus.

ou

Passez en illimité grâce à notre offre annuelle:
99€ la 1ère année, puis 199€ /an.