Japon: compromis avec l’UE sur les Sanctions Russes ?

Le Japon demande à l'Union européenne de limiter l'impact des sanctions sur le pétrole russe. En particulier, sur les projets Sakhaline dans lesquels le Japon participe directement.

Partager:

Abonnez-vous pour un accès illimité à toute l'actualité du secteur de l'énergie.

Plus de 150 articles et analyses multisectorielles chaque semaine.

Votre 1ère année à 99$*

puis 199$/an

*renouvellement à 199$/an, annulation avant échéance.

Le Japon demande à l’UE une exception dans les sanctions sur le pétrole russe. C’est la partie du transport de la région de Sakhaline qui pose des difficultés, car le pays participe directement à deux projets d’exploitation. Ces sanctions pourraient à terme impacter le pays. Malgré ce contexte, le Japon continue de se défaire des importations de pétrole russe.

Le Japon recherche un consensus avec l’UE

Tout d’abord, le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’industrie (METI) du Japon demande à l’UE d’éviter les conséquences des sanctions. Il pourrait y avoir des difficultés pour le pays sur les remontées de pétrole russe de Sakhaline. Le Japon veut un compromis sur l’aspect de l’interdiction de l’UE d’assurer et de financer le transport maritime de pétrole russe vers des pays tiers.

Ensuite, Shinya Okuda, directeur général de la Petroleum Association of Japon, confirme la stratégie du METI. La confirmation du METI intervient pour préserver les intérêts du Japon dans la région de Sakhaline. Le METI cherche une exception pour les remontées de brut des projets Sakhaline 1 et 2.

Ainsi, les mesures prises par le Japon interviennent au moment de nouvelles sanctions de l’UE contre la Russie. Le sixième train de sanctions de l’UE prévoit l’élimination progressive des importations de brut russe en six mois. La période est de huit mois pour les autres produits pétroliers.

Un désengagement progressif du pays envers le pétrole russe

Premièrement, la Russie fournit 4 % des importations totales de brut au Japon. Cela représente 2,48 millions de b/j en 2021. Au contraire, le Moyen-Orient contribue à 92 % des entrées d’après les données du ministère des Finances du Japon.

Deuxièmement, les raffineries du Japon réduisent leurs importations de pétrole russe. Les deux principaux raffineurs du pays, ENEOS et Idemitsu Kosan suspendent les nouveaux contrats d’importations.

En outre, le Premier ministre du Japon, Fumio Kishida déclarait le 9 mai que le pays interdirait les importations de pétrole russe. Cette décision faisait suite au dernier engagement pris par les dirigeants du G7. Ils convenaient le 8 mai, d’éliminer progressivement l’énergie russe, y compris le pétrole, « en temps voulu et de manière durable ».

Une remise en cause des projets Sakhaline ?

Des entreprises du Japon ont des parts dans les projets Sakhaline 1 et 2. C’est notamment le cas de SODECO qui détient une participation de 30 % dans Sakhaline 1. Or, le Japon est actionnaire à 50 % de cette entreprise. Les parties prenantes japonaises reçoivent du Sokol russe correspondant à leurs participations. Elles le vendent ensuite sur le marché. En réalité, la Russie et l’UE ont l’obligation de veiller à ce que les projets internationaux ne soient pas affectés par des conflits. Sakhaline 1 étant développé par un consortium international, le Japon ne sera pas en difficulté.

De plus, le projet Sakhaline 2 correspond à l’exploitation du GNL. Plus de la moitié de la capacité de production de GNL est à destination d’acheteurs japonais. Le GNL de Sakhaline 2 représente la quasi-totalité des importations du Japon en provenance de Russie. Néanmoins, l’impact d’une éventuelle interdiction d’assurance des navires russes transportant des cargaisons de GNL vers l’Asie ne verra pas le jour malgré les sanctions actuelles selon un courtier.

En conclusion, le Japon reste déterminé à conserver les intérêts du pays dans ces deux projets. Cela se justifie, car l’approvisionnement énergétique contribue à une stabilité et des prix abordables à long terme.

Retour des inspecteurs de l’AIEA en Iran après un mois de rupture diplomatique

L’Iran autorise de nouveau l’Agence internationale de l’énergie atomique à inspecter ses sites nucléaires, après une suspension provoquée par un différend sur la responsabilité des frappes israéliennes.

Des drones ukrainiens frappent des sites énergétiques russes et ravivent les tensions

Des drones ukrainiens ont visé une centrale nucléaire et un terminal pétrolier russes, accentuant la pression sur les discussions diplomatiques, alors que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de bloquer toute perspective de négociation.

Un Ukrainien arrêté en Italie pour son rôle présumé dans le sabotage de Nord Stream

Un ressortissant ukrainien suspecté d’avoir coordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream a été interpellé en Italie, relançant une affaire judiciaire aux fortes implications géopolitiques en Europe.
en_11402108217540

Russie et Inde renforcent leurs échanges énergétiques malgré la pression américaine

La Russie poursuit ses livraisons d’hydrocarbures vers l’Inde et explore de nouveaux débouchés pour son gaz naturel liquéfié, dans un contexte de tensions commerciales croissantes avec les États-Unis.

Les frappes russes menacent la coopération gazière entre l’Azerbaïdjan et l’Ukraine

Des infrastructures énergétiques azerbaïdjanaises visées en Ukraine remettent en question la sécurité des flux gaziers entre Baku et Kyiv, alors qu’un nouvel accord de livraison vient à peine d’être signé.

L’Iran coupe 1,4 GW à l’Irak, Bagdad accélère les interconnexions régionales

La suspension des 1 400 MW d’électricité fournis par l’Iran à l’Irak met sous pression le réseau irakien, tandis que Téhéran enregistre une demande record de 77 GW et doit arbitrer entre consommation interne et obligations régionales.
en_1140180840540

La Chine rejette la menace européenne de rétablir les sanctions contre l’Iran

Pékin s’oppose à l’éventuel retour des sanctions du trio européen contre l’Iran, alors que l’échéance de l’accord sur le nucléaire approche et que les tensions diplomatiques s’intensifient autour de Téhéran.

Washington renforce ses liens avec le Pakistan autour des minerais et hydrocarbures

Les États-Unis projettent de collaborer avec le Pakistan dans les minerais critiques et les hydrocarbures, en explorant des coentreprises et projets dans des zones stratégiques comme le Baloutchistan.

La Russie fait adopter ses normes pétro-gazières par l’Afrique et le Moyen-Orient

Environ 80 normes techniques russes pour le pétrole et le gaz ont été validées à l’international, notamment par les Émirats arabes unis, l’Algérie et Oman, selon l’Institut des initiatives technologiques pétrolières.
en_1140320837540

Irak et Syrie relancent le pipeline Kirkuk-Baniyas pour contourner les routes traditionnelles

Bagdad et Damas intensifient leurs discussions pour réactiver l'oléoduc de 850 km fermé depuis 2003, offrant une alternative méditerranéenne face aux tensions régionales et aux blocages d'exportation.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan signent l’accord du corridor TRIPP sous l’égide américaine

Les deux pays mettent fin à 37 ans de conflit avec un corridor de 43 kilomètres sous contrôle américain pour 99 ans. L'infrastructure acheminera 50 millions de tonnes de marchandises annuellement d'ici 2030.

L’AIEA dépêche un émissaire à Téhéran pour négocier un nouveau cadre nucléaire

Un haut responsable de l'agence onusienne entame lundi des discussions techniques avec l'Iran, première rencontre depuis les frappes de juin sur les sites nucléaires iraniens.
en_1140100835540-2

L’Indonésie finalise un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique pour décembre

Un accord de libre-échange entre l’Indonésie et l’Union économique eurasiatique sera signé en décembre, visant une réduction des droits de douane sur 3 milliards USD d’échanges et la croissance du commerce bilatéral dans les prochaines années.

L’Inde envoie son principal conseiller à Moscou face à la pression américaine sur le pétrole

La visite du conseiller à la sécurité nationale indien à Moscou intervient alors que les États-Unis menacent d’augmenter les droits de douane sur New Delhi, en raison des achats soutenus de pétrole russe par l’Inde.

L’UE suspend 93 milliards d’euros de tarifs douaniers contre Washington

Bruxelles gèle ses mesures de rétorsion pour six mois alors que l'accord du 27 juillet impose 15% de droits sur les exportations européennes.
en_114050848540-2

Iran et Irak peinent à finaliser leur accord gazier malgré des négociations avancées

Les discussions entre Téhéran et Bagdad sur les volumes d'exportation et une dette de 11 milliards de dollars révèlent les complexités d'une dépendance énergétique sous sanctions américaines.

L’Inde navigue entre sanctions américaines et dépendance au pétrole russe

Face aux menaces de sanctions secondaires américaines, les raffineurs indiens ralentissent leurs achats de brut russe tout en explorant des alternatives coûteuses, révélant les défis complexes de la sécurité énergétique.

Le conflit commercial entre les États-Unis et le Brésil ouvre un boulevard à la Chine et à l’Europe

Les tarifs de 50% poussent Brasília vers une intégration commerciale accélérée avec Pékin et Bruxelles, redessinant les équilibres économiques régionaux.
en_1140320748540

Trump frappe le Brésil avec 50% de tarifs mais épargne le pétrole et le fer

Washington impose des droits douaniers massifs invoquant la persécution de Bolsonaro tout en exemptant les secteurs stratégiques pour l'industrie américaine.

L’Ultimatum tarifaire américain pousse l’Inde vers nouvelles alliances commerciales asiatiques

Les sanctions du 1er août accélèrent la reconfiguration des flux commerciaux indo-pacifiques avec Vietnam, Bangladesh et Indonésie comme principaux bénéficiaires.

Connectez-vous pour lire cet article

Vous aurez également accès à une sélection de nos meilleurs contenus.

ou

Passez en illimité grâce à notre offre annuelle:
99$ la 1ère année, puis 199$ /an.