Inaction Climatique : quelles Conséquences ?

Selon une étude de Deloitte, l'inaction climatique pourrait coûter 178 000 milliards de dollars à l'économie mondiale au cours des 50 prochaines années.

Partager:

Abonnez-vous pour un accès illimité à toute l'actualité du secteur de l'énergie.

Plus de 150 articles et analyses multisectorielles chaque semaine.

Votre 1ère année à 99$*

puis 199$/an

*renouvellement à 199$/an, annulation avant échéance.

Le Deloitte Center for Sustainable Progress (DCSP) a publié une nouvelle étude, alors que se tenait la réunion annuelle du World Economic Forum. Selon ce rapport, l’inaction climatique pourrait coûter $178 000 milliards à l’économie mondiale au cours des 50 prochaines années. Ainsi, sur l’année 2070, l’inaction climatique pourrait coûter 7,6 % du PIB mondial.

L’inaction climatique impactera l’économie mondiale

Par ailleurs, si le réchauffement climatique atteint les 3 °C à la fin du siècle, les conséquences seraient gravissimes sur la vie humaine. Elles toucheraient les plus vulnérables et entraîneraient une perte de productivité d’emploi. De plus, une telle hausse déboucherait sur une pénurie d’eau et de nourriture, une détérioration de la santé et du bien-être ainsi qu’une baisse générale du niveau de vie dans le monde.

Le Gobal Turning Point Report de Deloitte se base sur des recherches menées par le Deloitte Economics Institute. Ce rapport a analysé 15 zones géographiques en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique. Il révèle que, si les leaders mondiaux s’unissaient dans une transition nette zéro systémique, l’économie mondiale pourrait en profiter. De fait, elle pourrait gagner 43 000 milliards de dollars sur 50 ans. Cela correspond à une hausse du PIB mondial de 3,8 % en 2070.

Punit Renjen, PDG de Deloitte Global, déclare :

« Le temps du débat est terminé. Nous avons besoin d’une action rapide, audacieuse et généralisée maintenant – dans tous les secteurs. Cela nécessitera-t-il un investissement important de la part de la communauté mondiale des affaires, des gouvernements, du secteur à but non lucratif ? Oui. Mais l’inaction est un choix bien plus coûteux. Les données le prouvent. Nous avons devant nous l’occasion, une fois par génération, de réorienter l’économie mondiale et de créer une croissance à long terme plus durable, plus résiliente et plus équitable. Dans mon esprit, la question n’est pas de savoir pourquoi nous devrions faire cet investissement, mais comment ne pas le faire. »

Mettre fin à l’inaction climatique

Ainsi, la transformation de l’économie pour un avenir à faible émission de carbone nécessite une collaboration mondiale. Celle-ci doit toucher l’ensemble des secteurs et toutes les régions du monde. Les politiques doivent alors investir dans les systèmes d’énergies propres et proposer une nouvelle combinaison de technologies vertes. De plus, selon le Deloitte Economics Institute, le déploiement massif d’énergies renouvelables permettrait de développer de nouvelles sources de croissance et de nouveaux emplois. Néanmoins, une coopération et une réglementation mondiales sont primordiales pour une transformation réussie.

Dr Pradeep Philip, du Deloitte Economics Institute, explique :

« Il est important que l’économie mondiale évolue pour relever les défis du changement climatique. Notre analyse montre qu’un avenir à faible émission de carbone n’est pas seulement un impératif sociétal, mais aussi un impératif économique. Nous disposons déjà des technologies, des modèles commerciaux et des approches politiques pour combattre simultanément la crise climatique et débloquer une croissance économique significative, mais nous avons besoin que les gouvernements, les entreprises et les communautés du monde entier s’alignent sur une voie menant à un avenir net zéro. »

Vers une décarbonisation globale

Le rapport de Deloitte propose alors quatre étapes clés pour une décarbonisation globale.

D’abord, il faut développer une certaine unité entre le secteur privé et le secteur public. Il s’agit de collaborer pour mettre en place des cadres et des politiques efficaces. Celles-ci permettront ensuite de susciter des changements concrets.

Ensuite, les dirigeants (les politiques comme les chefs d’entreprise) doivent investir de manière significative. Ils doivent alors donner la priorité aux industries à faibles émissions. Ainsi, ils susciteront des changements structurels dans l’économie mondiale. En outre, il s’agit d’accélérer la transition vers le net zéro.

Par ailleurs, le rapport souligne que les différentes régions du monde s’approchent de leur « point d’inflexion ». Ainsi, elles approchent du moment où les avantages de la transition commencent à l’emporter sur les coûts. Par ailleurs, ces avantages génèrent une croissance nette positive et une valeur régionale.

Ainsi, les sociétés se dirigent vers un avenir plus vert. Une économie propre doit se développer de plus en plus rapidement.

Mais des spécificités régionales

De fait, l’analyse de Deloitte montre que les différents chemins vers le net zéro sont tous différents. Les différentes régions du monde doivent prendre en compte de multiples facteurs : la structuration de la société, le degré d’exposition aux changements climatiques, les capacités de marché…

Parallèlement, les points d’inflexion diffèrent aussi selon les régions. Par exemple, pour l’Asie-Pacifique il devrait arriver au cours des années 2020. Pour l’Europe, celui-ci n’est pas attendu avant les années 2050.

La transition se joue alors sur différentes temporalités selon les régions du monde. Néanmoins, si des mesures sont prises rapidement, l’ensemble des régions de la planète devrait atteindre leur point d’inflexion avant 2070.

Retour des inspecteurs de l’AIEA en Iran après un mois de rupture diplomatique

L’Iran autorise de nouveau l’Agence internationale de l’énergie atomique à inspecter ses sites nucléaires, après une suspension provoquée par un différend sur la responsabilité des frappes israéliennes.

Des drones ukrainiens frappent des sites énergétiques russes et ravivent les tensions

Des drones ukrainiens ont visé une centrale nucléaire et un terminal pétrolier russes, accentuant la pression sur les discussions diplomatiques, alors que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de bloquer toute perspective de négociation.

Un Ukrainien arrêté en Italie pour son rôle présumé dans le sabotage de Nord Stream

Un ressortissant ukrainien suspecté d’avoir coordonné le sabotage des gazoducs Nord Stream a été interpellé en Italie, relançant une affaire judiciaire aux fortes implications géopolitiques en Europe.
en_11402108217540

Russie et Inde renforcent leurs échanges énergétiques malgré la pression américaine

La Russie poursuit ses livraisons d’hydrocarbures vers l’Inde et explore de nouveaux débouchés pour son gaz naturel liquéfié, dans un contexte de tensions commerciales croissantes avec les États-Unis.

Les frappes russes menacent la coopération gazière entre l’Azerbaïdjan et l’Ukraine

Des infrastructures énergétiques azerbaïdjanaises visées en Ukraine remettent en question la sécurité des flux gaziers entre Baku et Kyiv, alors qu’un nouvel accord de livraison vient à peine d’être signé.

L’Iran coupe 1,4 GW à l’Irak, Bagdad accélère les interconnexions régionales

La suspension des 1 400 MW d’électricité fournis par l’Iran à l’Irak met sous pression le réseau irakien, tandis que Téhéran enregistre une demande record de 77 GW et doit arbitrer entre consommation interne et obligations régionales.
en_1140180840540

La Chine rejette la menace européenne de rétablir les sanctions contre l’Iran

Pékin s’oppose à l’éventuel retour des sanctions du trio européen contre l’Iran, alors que l’échéance de l’accord sur le nucléaire approche et que les tensions diplomatiques s’intensifient autour de Téhéran.

Washington renforce ses liens avec le Pakistan autour des minerais et hydrocarbures

Les États-Unis projettent de collaborer avec le Pakistan dans les minerais critiques et les hydrocarbures, en explorant des coentreprises et projets dans des zones stratégiques comme le Baloutchistan.

La Russie fait adopter ses normes pétro-gazières par l’Afrique et le Moyen-Orient

Environ 80 normes techniques russes pour le pétrole et le gaz ont été validées à l’international, notamment par les Émirats arabes unis, l’Algérie et Oman, selon l’Institut des initiatives technologiques pétrolières.
en_1140320837540

Irak et Syrie relancent le pipeline Kirkuk-Baniyas pour contourner les routes traditionnelles

Bagdad et Damas intensifient leurs discussions pour réactiver l'oléoduc de 850 km fermé depuis 2003, offrant une alternative méditerranéenne face aux tensions régionales et aux blocages d'exportation.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan signent l’accord du corridor TRIPP sous l’égide américaine

Les deux pays mettent fin à 37 ans de conflit avec un corridor de 43 kilomètres sous contrôle américain pour 99 ans. L'infrastructure acheminera 50 millions de tonnes de marchandises annuellement d'ici 2030.

L’AIEA dépêche un émissaire à Téhéran pour négocier un nouveau cadre nucléaire

Un haut responsable de l'agence onusienne entame lundi des discussions techniques avec l'Iran, première rencontre depuis les frappes de juin sur les sites nucléaires iraniens.
en_1140100835540-2

L’Indonésie finalise un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique pour décembre

Un accord de libre-échange entre l’Indonésie et l’Union économique eurasiatique sera signé en décembre, visant une réduction des droits de douane sur 3 milliards USD d’échanges et la croissance du commerce bilatéral dans les prochaines années.

L’Inde envoie son principal conseiller à Moscou face à la pression américaine sur le pétrole

La visite du conseiller à la sécurité nationale indien à Moscou intervient alors que les États-Unis menacent d’augmenter les droits de douane sur New Delhi, en raison des achats soutenus de pétrole russe par l’Inde.

L’UE suspend 93 milliards d’euros de tarifs douaniers contre Washington

Bruxelles gèle ses mesures de rétorsion pour six mois alors que l'accord du 27 juillet impose 15% de droits sur les exportations européennes.
en_114050848540-2

Iran et Irak peinent à finaliser leur accord gazier malgré des négociations avancées

Les discussions entre Téhéran et Bagdad sur les volumes d'exportation et une dette de 11 milliards de dollars révèlent les complexités d'une dépendance énergétique sous sanctions américaines.

L’Inde navigue entre sanctions américaines et dépendance au pétrole russe

Face aux menaces de sanctions secondaires américaines, les raffineurs indiens ralentissent leurs achats de brut russe tout en explorant des alternatives coûteuses, révélant les défis complexes de la sécurité énergétique.

Le conflit commercial entre les États-Unis et le Brésil ouvre un boulevard à la Chine et à l’Europe

Les tarifs de 50% poussent Brasília vers une intégration commerciale accélérée avec Pékin et Bruxelles, redessinant les équilibres économiques régionaux.
en_1140320748540

Trump frappe le Brésil avec 50% de tarifs mais épargne le pétrole et le fer

Washington impose des droits douaniers massifs invoquant la persécution de Bolsonaro tout en exemptant les secteurs stratégiques pour l'industrie américaine.

L’Ultimatum tarifaire américain pousse l’Inde vers nouvelles alliances commerciales asiatiques

Les sanctions du 1er août accélèrent la reconfiguration des flux commerciaux indo-pacifiques avec Vietnam, Bangladesh et Indonésie comme principaux bénéficiaires.

Connectez-vous pour lire cet article

Vous aurez également accès à une sélection de nos meilleurs contenus.

ou

Passez en illimité grâce à notre offre annuelle:
99$ la 1ère année, puis 199$ /an.