Last Energy entame la procédure de licence pour son projet de micro-réacteur au Pays de Galles

Le développeur américain Last Energy soumet sa demande de licence pour un site nucléaire au Pays de Galles, un projet de micro-réacteur innovant sur l’ancien site de la centrale au charbon de Llynfi, à Bridgend.

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Last Energy, une société spécialisée dans le développement de micro-réacteurs nucléaires, a officiellement engagé la procédure de licence pour son projet au Royaume-Uni. L’entreprise a soumis sa demande à l’Office for Nuclear Regulation (ONR) pour installer quatre réacteurs de 20 MWe sur le site désaffecté de la centrale thermique de Llynfi, dans le comté de Bridgend, au sud du Pays de Galles.

Ce projet, baptisé « Prosiect Egni Glan Llynfi », représente une première pour le Royaume-Uni, étant le premier site de réacteur nucléaire commercial à entrer dans le processus de licence depuis le Torness Advanced Gas Cooled Reactor en 1978. Contrairement aux déploiements nucléaires précédents, tous situés sur des sites nucléaires existants ou fermés, ce projet marque un tournant pour le pays, notamment en raison de l’initiative privée de Last Energy.

Dans une déclaration officielle, un porte-parole de l’ONR a précisé que le processus de licence est essentiel pour garantir que les candidats respectent les normes de sécurité et de protection du public. Depuis mai 2024, Last Energy participe au cadre d’engagement pré-réglementaire mis en place par l’ONR, afin de mieux comprendre les attentes réglementaires. L’ONR fournira des conseils avant la soumission de la demande finale, afin d’assurer le respect des obligations légales.

Le directeur général de Last Energy UK, Michael Jenner, a exprimé sa satisfaction à l’issue de cette étape importante, soulignant que la licence constitue un jalon clé pour permettre le déploiement à grande échelle de l’énergie nucléaire au Royaume-Uni, afin de répondre à la demande énergétique croissante et de résoudre les contraintes sur le réseau. Il a également salué la flexibilité du régulateur, qui a permis d’accélérer le processus.

Un projet modulaire et privé

La technologie de Last Energy repose sur un réacteur à eau pressurisée de 20 MWe, qui pourra être assemblé en modules dans des usines, puis transporté et monté sur site. Cette approche permettrait à l’entreprise de construire des réacteurs plus rapidement que les projets nucléaires traditionnels, souvent entravés par des délais de développement longs, notamment pour l’amélioration des infrastructures du réseau électrique. Last Energy met en avant son modèle d’exploitation privée des réacteurs, où elle possède et gère directement les installations sur le site de ses clients industriels, un modèle qui évite les défis associés aux mises à niveau des réseaux électriques.

Le site de Llynfi, une centrale au charbon de 120 MW qui a cessé son activité en 1977, offre à Last Energy une base idéale pour le développement de ce projet. L’entreprise a pris le contrôle du site en octobre 2024, et a récemment reçu un financement de 103,7 millions de dollars de la part de l’Export-Import Bank des États-Unis, destiné à soutenir ce projet. En outre, Last Energy a accepté une offre de raccordement au réseau de National Grid Electricity Distribution, pour une capacité d’exportation de 22 MW.

Un investissement privé significatif

Le coût total du projet est estimé à 300 millions de livres sterling (environ 393 millions de dollars), sans recours à des fonds publics. Les contrats avec des fournisseurs locaux devraient représenter plus de 30 millions de livres, et plus de 100 emplois à temps plein seront créés sur le site. Last Energy prévoit de livrer son premier micro-réacteur d’ici 2027, sous réserve de l’obtention des licences et des permis nécessaires.

Les perspectives pour l’énergie nucléaire au Royaume-Uni

Le projet de Last Energy illustre une tendance croissante en faveur des petits réacteurs modulaires (SMR) dans les initiatives nucléaires. Alors que les grandes centrales nucléaires ont souvent été confrontées à des défis réglementaires et à des coûts de développement élevés, les SMR, plus compacts et rapides à construire, sont de plus en plus perçus comme une solution viable pour répondre aux besoins énergétiques croissants tout en réduisant les délais de mise en service.

Le gouvernement britannique, tout en cherchant à renforcer sa sécurité énergétique, soutient activement ce type d’initiatives, avec une attention particulière portée sur l’accélération des projets privés comme celui de Last Energy. Bien que les défis réglementaires et les coûts initiaux demeurent, l’approbation de tels projets pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère pour l’énergie nucléaire au Royaume-Uni.

Des solutions pour des clients industriels privés

Le modèle économique de Last Energy repose sur un aspect clé : la fourniture d’énergie nucléaire à des clients industriels privés. En contournant les contraintes liées aux réseaux électriques nationaux, l’entreprise propose une solution flexible et rapide à déployer. Ce modèle, s’il réussit, pourrait se reproduire sur d’autres sites industriels, offrant une alternative intéressante aux énergies renouvelables et aux combustibles fossiles pour les entreprises à forte demande énergétique.

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