Les forêts d’Ariège viennent de subir un pillage sans règle du 25 au 27 février dernier. Des bucherons engagés par une scierie espagnole aurait en effet coupé puis collecté plusieurs centaines d’arbres de grande valeur.

 

L’Ariège pillée de ses arbres centenaires

Au cœur du massif pyrénéen, telle ne fut pas la stupeur d’habitants de l’Ariège de voir leurs forêts décimées. Du 25 au 27 février 2021, des bucherons sont venus couper puis collecter des arbres centenaires répartis sur de petites propriétés privées.

 

Plusieurs centaines d’arbres volés et collectés

En tout, plusieurs centaines d’arbres coupés. Des épicéas de 50 ans, mais aussi de grands chênes centenaires. Des arbres d’une qualité exceptionnelle, joyaux naturels des Pyrénées.

« Cela faisait plusieurs jours que nous entendions le bruit des tronçonneuses », raconte un couple de retraités propriétaire d’une parcelle pillée.

Un autre couple regrette le vol de plus de 300 épicéas sur leur propriété. Le domaine public non plus n’a pas été épargné. 

 

Mise en cause d’une scierie espagnole

Alors que certains habitants demande justification auprès des bucherons croisés en action, il s’avère qu’aucun d’eux ne parlait français. Ces derniers seraient en réalité originaires des pays de l’Est et engagés par une scierie de Lleida en Espagne.

Contacté par le maire de Perles-et-Castellet, l’une des communes pillée, le propriétaire de la scierie n’a pas démenti les faits. David Bautista a plutôt répondu qu’il n’avait rien à déclarer.

 

Une filière bien organisée profitant du couvre-feu

Un pillage rondement mené selon un expert venu constater les dégâts. La manœuvre aurait en effet nécessité pas moins de 35 camions grumiers. La scierie aurait profité du couvre-feu pour se servir dans les forêts ariégeoises et faire évacuer les arbres coupés.

« Quand nous avons à notre tour quitté les lieux ce jour là vers 17 heures, le lendemain à 8 heures elles [billes de bois] avaient disparus », déclare le couple de retraités interviewé. 

Pour l’heure, 12 propriétaires ont porté plainte. Le dossier est entre les mains du procureur de la République de Foix.

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